À Glux-en-Glenne et Saint-Sulpice (Nièvre), les suffrages de l'élection présidentielle n'ont pas compté

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Écrit par Agatha Njanji

Dans ces deux communes nivernaises, les votes du second tour ont été annulés par le Conseil constitutionnel. Les causes : à Glux-en-Glenne le bureau de vote a fermé trop tôt, et à Saint-Sulpice les clés de l'urne ont disparu.

À Glux-en-Glenne et Saint-Sulpice (Nièvre), les suffrages du deuxième tour de l’élection présidentielle ont été annulés. Les communes comptent respectivement 96 et 308 habitants.

286 votes annulés pour des raisons différentes

Comme indiqué dans le rapport du Conseil constitutionnel, le village de Glux-en-Glenne n’a pas respecté l’horaire de fermeture du bureau de vote. En effet, René Blanchot, maire et président du l’unique bureau de vote de la commune, a décidé de fermer à 18 heures. Une heure avant l’heure légale de fermeture.  

Le maire affirme dans Le Journal du Centre que "quelqu'un de la préfecture avait prévenu le bureau que, si personne ne venait jusqu'à 19h, l'élection serait bonne quand même." Il y ajoute "nous savions qu'aucun autre électeur ne viendrait". Sur les 96 électeurs inscrits, 55 se sont déplacés.

En prenant cette initiative, il a peut-être empêché une partie des électeurs gluxois de voter. Il a donc enfreint l'article 3 de la loi du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République.

Pour la préfecture de la Nièvre, l'événement est incompréhensible. Contactée par France 3, elle explique que "l'ensemble des maires du département" a reçu, le 28 mars, une circulaire sur le protocole à suivre pour les élections. "Pour nous, il a pris cette décision lui-même" indique la préfecture.

À Saint-Sulpice, le problème est différent. En sa qualité de président de bureau de vote, le maire Jean-Luc Cottenot détenait les clés de l'urne. À la fin du scrutin, il a tout simplement quitté le bureau de vote en emportant les clés de l’urne. 

Les 213 suffrages exprimés ont donc été annulés pour cause de non-respect de l’article L.63 du code électoral.

D'ailleurs, le Conseil constitutionnel a établi une liste d'éléments pouvant provoquer l'annulation du scrutin : une quinzaine de situations peut causer l'annulation des votes. En plus des deux situations nivernaises, on compte par exemple l'absence de vérification de l'identité des électeurs, l'absence de signature des électeurs ou encore l'usage d'une urne non transparente ou non réglementaire.