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Gilets jaunes : des manifestants venus de Bourgogne ont été condamnés à Paris

© PHOTOPQR/ Damien Gautie
© PHOTOPQR/ Damien Gautie

La manifestation parisienne des gilets jaunes a dégénéré samedi 1er décembre. De nombreuses personnes ont été jugées en comparution immédiate lundi. Parmi eux, il y avait des Bourguignons.
 

Par B.L.

363 personnes ont été placées en garde à vue ce weekend après les violences qui ont marqué la 3e manifestation des gilets jaunes à Paris samedi.

Les premières comparutions devant la justice ont eu lieu lundi 3 décembre 2018. Au total, 73 manifestants devaient être jugés devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate. Plusieurs d’entre eux ont obtenu que leur procès soit renvoyé à une date ultérieure. D'autres ont été relaxés ou condamnés à des peines de prison avec sursis ou de prison ferme.

Les prévenus étaient en grande majorité des hommes souvent jeunes et intégrés. Originaires de toute la France, beaucoup étaient loin du profil-type du casseur ou du délinquant, même si plusieurs ont un casier judiciaire déjà rempli.

Si certains vivent assez confortablement, d’autres ont expliqué qu’ils n’arrivaient pas à boucler leurs fins de mois en raison de petits salaires, de crédits ou "des impôts". La plupart ont assuré être venus à Paris pacifiquement.
 


Parmi les premiers jugés, on trouve des Bourguignons.

Un autre Nivernais, dont le casier judiciaire est vierge, a été arrêté avec un poing américain, un masque à gaz double cartouche et des lunettes de piscine, raconte Vincent Vantighem, journaliste à 20 Minutes, qui assistait à l’audience.

Les débats tournent autour du poing américain.
- Je l'ai depuis trois ans. Je le prends quand je vais dans les grandes villes ou autres. Au cas où il y a des cas d’agressions.
- Vous aviez l’intention de vous défendre de quoi ?
- Des casseurs, des voleurs...

Toujours sur l'utilisation de ce poing américain...
- Je l'ai acheté. Maintenant, avec ce qu’on voit...
- Mais vous habitez à Nevers. C’est violent Nevers ?
- Non, c’est tranquille, reconnaît-il.

Ce prévenu de la Nièvre a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

 



Un autre jeune homme de 24 ans, originaire de la Nièvre, a été arrêté lors des pillages qui ont marqué la soirée du samedi 1er décembre. Il était en possession d’un casque venant d'un magasin Décathlon pillé avenue de Wagram. Il dit l’avoir trouvé sur le sol et ramassé pour se protéger. Le Nivernais, embauché en CDD, explique qu’il gagne moins de 1 100 euros par mois et qu’il connaît de "petites difficultés financières".
"C'était la guerre", "ça m'a bien déçu des manifestations", assure-t-il. Déjà condamné pour vol, il a été condamné à trois mois avec sursis.



Les audiences doivent se poursuivre mardi 4 décembre .
 

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