Nevers : le procès d’un joueur fidjien de l'USON pour agression sexuelle est renvoyé

Josaia Raisuqe (au centre) et Waisea Nayacalevu (au second plan sur la gauche) au tribunal correctionnel de Paris mercredi 31 janvier 2018 / © Thomas SAMSON / AFP
Josaia Raisuqe (au centre) et Waisea Nayacalevu (au second plan sur la gauche) au tribunal correctionnel de Paris mercredi 31 janvier 2018 / © Thomas SAMSON / AFP

Josaia Raisuqe comparaissait  pour agression sexuelle devant le tribunal correctionnel de Paris mercredi 31 janvier 2018. L’affaire a été renvoyée en attendant qu'une expertise psychiatrique soit effectuée.

Par avec AFP

Pourquoi Josaia Raisuqe est-il poursuivi en justice ?


Les faits remontent au 23 juillet 2017. Josaia Raisuqe fêtait son anniversaire à Paris avec des coéquipiers du Stade Français (club dont il a été licencié depuis).

Josaia Raisuqe et un autre rugbyman fidjien du Stade Français Waisea Nayacalevu avaient été interpellés en état d'ébriété vers 3 heures du matin après une altercation devant une discothèque du 13e arrondissement. Une femme de 35 ans accuse Josaia Rasuqe de lui avoir "saisi les seins violemment et fortement" à la sortie de la boîte de nuit. Ce dernier a toujours nié toute agression sexuelle.

Le 29 novembre 2017 le parquet de Paris avait requis un an de prison avec sursis pour Josaia Rasuqe, qui évolue actuellement comme ailier à l’USON Nevers rugby, club de Pro D2.


Pourquoi une expertise psychiatrique est-elle demandée ?


A l'audience du ce mercredi 31 janvier, Josaia Raisuqe a vu son procès pour agression sexuelle renvoyé au mercredi 4 juillet en attendant qu'une expertise psychiatrique soit effectuée.
Son avocat, Me Thomas Klotze, avait mis en cause l'absence d'expertise psychiatrique concernant son client, âgé de 23 ans, en soutenant son caractère obligatoire en cas d'agression sexuelle.

Waisea Nayacalevu, meilleur marqueur du Top 14 en 2016-2017, a lui été condamné ce matin à 120 heures de TIG. Il a été reconnu coupable de violences en état d'ivresse sur deux amis de la victime. Les amis de la plaignante, Camille et Lyès, qui avaient tenté d'intervenir à la suite de l'agression présumée, s'étaient vu prescrire trois jours d'incapacité totale de travail (ITT) pour des coups de poing du rugbyman. Le joueur de 27 ans a été condamné à verser à la jeune femme qu'il a violentée 400 euros au titre du préjudice moral, ainsi qu’1 euro symbolique au jeune homme agressé.

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