Nièvre : le bras de fer des avocats contre la réforme des retraites

Partout en France, les avocats ont entamé un bras de fer avec le gouvernement qui veut réformer le système des retraites. A Nevers, une assemblée générale a été organisée pour faire le point sur plus d’un mois de mobilisation.
 
Le palais de justice de Nevers, dans la Nièvre
Le palais de justice de Nevers, dans la Nièvre
 

Pourquoi les avocats sont-ils en colère ? 

Comme un peu partout dans l’Hexagone, les avocats de la Nièvre ont entamé un mouvement de grève depuis le début de l’année.

La profession, qui cotise à une caisse de retraite autonome, dénonce le régime "universel et à points" que veut instaurer le gouvernement.
Si ce projet aboutit, cela va doubler les cotisations retraite (de 14 à 28%) pour les avocats gagnant moins de 40 000 euros par an, estime le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente les 70 000 avocats de France. Cette réforme déboucherait aussi sur une diminution des pensions, assure le CNB.

 
 

Quelles sont les propositions du gouvernement ? 

Face à ces inquiétudes, le gouvernement a fait trois propositions : "pas de baisse des pensions"; "pas de doublement des cotisations, ni même d'augmentation brutale" et enfin "maintien de la caisse de retraite des avocats qui restera l'interlocuteur unique de la profession".

Mais, ces engagements n’ont pas convaincu les robes noires. C’est pourquoi le Conseil national des barreaux a voté en assemblée générale et à l'unanimité la poursuite de la mobilisation vendredi 7 février.

   

Que vont faire les avocats de la Nièvre ? 

Ce lundi 10 février, les avocats de la Nièvre étaient appelés à se rassembler au palais de justice de Nevers pour faire le point sur la situation et décider des suites à donner au mouvement.

Depuis le 6 janvier, les avocats multiplient les demandes de renvoi d'audience et de mise en liberté.
Certains font la grève du zèle en plaidant pendant des heures.


Il y a quelques jours, lors d’une audience à Nevers, un magistrat s'est opposé aux demandes de renvoi, en "arguant que les choses avaient changé, le barreau ayant adopté une motion prévoyant une grève illimitée ! Résultat : 15 avocats étaient présents pour chaque dossier", indique le compte Twitter du barreau de Nevers.

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