La région Centre-Val de Loire va gérer la ligne Intercités Paris-Nevers

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La région Centre-Val de Loire va reprendre la gestion de trois lignes Intercités, dont celle de Paris-Nevers. A plusieurs reprises, des élus et des usagers bourguignons avaient manifesté leur opposition à ce transfert.

Par B.L. avec AFP

Pourquoi l’Etat opère-t-il ce transfert de gestion ?

La région Centre-Val de Loire a conclu un accord avec l'Etat sur le transfert de la gestion des trains d'équilibre du territoire (TET, ou Intercités). Les trois lignes concernées sont Paris-Nevers, Paris-Bourges et Paris-Orléans-Blois-Tours, dont le déficit cumulé s'élève à 49 millions d'euros, a précisé le chef de l'exécutif régional, le socialiste François Bonneau, à l'occasion de la session budgétaire vendredi 16 décembre 2016.

Le transfert de la gestion de ces lignes de l'Etat aux régions doit permettre d'en améliorer l'attractivité et la rentabilité, à travers une meilleure organisation des dessertes avec les TER (Trains express régionaux), déjà gérés par les régions. Un rapport, commandé par le ministère des Transports et rédigé par le député du Calvados Philippe Duron, a préconisé une "remise à plat" du réseau Intercités sur une série de lignes "surdimensionnées et peu fréquentées".


Que promet l’Etat aux élus régionaux ?

Le ministère des Transports a indiqué que l'Etat assumerait 100% du déficit les deux premières années d'exploitation, 90% en 2020, 70% en 2021 et 50% les années suivantes. Il achètera en outre 39 rames et construira un centre de maintenance.

"La région ne peut que se réjouir de cet accord", a déclaré François Bonneau, qui espère "dégager des marges de manoeuvre financières" grâce à une gestion plus efficace du réseau.

© France 3 Bourgogne
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Quand le transfert entrera-t-il en vigueur ?

L'accord, qui reste à finaliser, sera officiellement signé avec l'Etat en 2017 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2018.

L'association des Nivernais Berry des usagers du train (Anbut) et des élus dont Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre, avaient manifesté leur opposition à ce transfert.
Une décision qui ferait courir le risque d'un "service restreint et dégradé", estimaient-ils à l'été 2015.


L'Etat a entamé en juillet une concertation avec les régions sur le transfert de certaines lignes TET, ou Intercités, c'est-à-dire les grandes lignes hors TGV. Cinq précédents accords ont été conclus : avec la région Occitanie, les Hauts-de-France, avec la région Grand Est en lien avec la Bourgogne-Franche-Comté et le Stif (Ile-de-France), et avec la région Nouvelle-Aquitaine.
C'est ainsi que trois lignes de trains Intercités vont être transférées à la région Grand Est, dont la ligne Reims-Dijon. 


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