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Le prix Interallié est attribué à Serge Joncour pour son roman “Repose-toi sur moi”

Serge Joncour après avoir reçu le prix Interallié, mardi 8 novembre 2016 à Paris. / © ALAIN JOCARD / AFP
Serge Joncour après avoir reçu le prix Interallié, mardi 8 novembre 2016 à Paris. / © ALAIN JOCARD / AFP

L'écrivain, dont la famille est originaire de la Nièvre, a été choisi au premier tour par 6 voix contre 4 à Eric Vuillard ("14 juillet", Actes Sud) et 2 à Gaël Faye ("Petit pays", Grasset). 

Par T.S. (avec AFP)

Le prix Interallié a été attribué mardi à Serge Joncour pour "Repose-toi sur moi" (Flammarion), un roman d'amour entre deux êtres habités par la solitude. A l'opposé des livres plutôt sombres publiés cet automne, le roman de Serge Joncour est un roman optimiste, une histoire d'amour qui finit bien entre Aurore, styliste, femme mariée et mère de famille déboussolée et Ludovic, un recouvreur de dettes, veuf et taciturne.

Le roman est d'ores et déjà un succès de librairie. Aurore et Ludovic habitent le même immeuble. Ils se croisent sans se voir. Chacun représente pour l'autre tout ce qu'il déteste. Pourtant, le miracle de l'amour va se produire. Aurore réalise que seul Ludovic (une force de la nature qui ressemble assez à
Serge Joncour lui-même) est le seul capable de l'écouter alors que sa vie part à vau-l'eau (son associé tente de l'évincer de leur société, son mari est concentré sur son travail). Ludovic quant à lui sait reconnaître cette solitude qui ressemble à la sienne et en aidant Aurore va peut-être se sauver lui-même.
Qui en définitive prend soin de l'autre? C'est le noeud du roman et Joncour répond à cette question avec une grande finesse.

Serge Joncour dresse un joli portrait de "gens bien". Les cyniques ricaneront, la plupart des lecteurs apprécieront cette humanité, qui, de romans en romans, est la marque de fabrique de l'auteur de "L'écrivain national""Mon roman c'est le portrait d'une rencontre", avait résumé l'écrivain, âgé de
54 ans, lors d'un récent entretien avec l'AFP. L'an dernier, l'Interallié avait récompensé Laurent Binet pour "La septième fonction du langage" (Grasset).

Présidé par Philippe Tesson, le jury de l'Interallié se compose de Laurent Binet, Gilles-Martin Chauffier, Stéphane Denis, Jacques Duquesne, Serge Lentz, Christophe Ono-dit-Biot, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin et Florian Zeller.

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