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Utilisation du 49.3 sur la loi Travail : Christian Paul se dit consterné

Christian Paul, député de la 2e circonscription de la Nièvre et chef de file des députés PS contestataires / © AFP/DOMINIQUE FAGET
Christian Paul, député de la 2e circonscription de la Nièvre et chef de file des députés PS contestataires / © AFP/DOMINIQUE FAGET

Christian Paul, le chef de file des députés PS "frondeurs" et député de la Nièvre, ne goûte pas l'utilisation du 49.3 pour faire passer la loi Travail. Ce mardi 10 mai 2016, Manuel Valls a, en effet, engagé la responsabilité de son gouvernement sur ce projet de texte.

Par M. Ba avec AFP

Une procédure accélérée jugée brutale par les "frondeurs"

Depuis le début de la journée, Christian Paul ferraille avec le gouvernement sur le projet de loi Travail. Alors que le Premier ministre a dégaîné le 49.3 pour faire passe ce texte, le chef de file des députés socialistes frondeurs ne mâche pas ses mots devant la presse évoquant la brutalité de la manoeuvre.

"L'heure est à la consternation devant le fait que la loi travail, qui devait occuper le Parlement pendant plusieurs jours pour définir les règles du contrat de travail, des licenciements, des rémunérations des Français, cette loi travail va être adoptée - si la motion de censure n'est pas votée - sans qu'il y ait un débat au Parlement. J'ai entendu le Premier ministre dire qu'il ne fallait renoncer à aucun outil constitutionnel. Il vient d'ailleurs de le démontrer très brutalement", a dénoncé le député de la Nièvre.

Quid de la motion de censure ?

A la question de savoir si les députés socialistes frondeurs s'associeront à la motion de censure déposée par la droite en milieu d'après-midi, Christian Paul n'a ni infirmé, ni confirmé ce scénario. "Nous ne renonçons en effet à aucun moyen constitutionnel. C'est une décision collective que nous allons prendre probablement demain". Cette riposte face à l'éxécutif paraît peu probable. Politiquement, il serait ubuesque et intenable à des députés socialistes, même très critiques à l'égard du gouvernement, de voter une motion de censure de l'opposition.

Mais en cas d'adoption de la motion de censure, la Constitution prévoit que le gouvernement démissionne. Le texte, sur lequel l'exécutif a engagé sa responsabilité, est rejeté. "L'enjeu d'une motion de censure, ce n'est pas simplement d'exprimer la défiance à l'égard du gouvernement, c'est d'abord faire en sorte que la loi travail ne soit pas adoptée", a conclu Christian Paul.

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