Parcoursup, la plateforme qui succède à APB : comment ça marche ?

© Jean-François FREY - maxppp
© Jean-François FREY - maxppp

Comment fonctionne Parcoursup, la nouvelle plateforme d'admission post-bac ? On vous dit tout.

Par S.C avec AFP

Quel calendrier si vous voulez continuez vos études après le bac ?


Dès le 15 janvier 2018, les lycéens de Terminale désirant entamer des études supérieures ou étudiants en réorientation, ont pu s'inscrire sur la nouvelle plateforme et consulter les fiches des différentes formations.
Les candidats pouvaient rentrer leurs voeux à compter du 22 janvier, et ce jusqu'au 13 mars. A partir de cette date, plus possible de modifier les voeux mais les jeunes ont eu jusqu'au 31 mars pour finaliser leurs dossiers de candidature et ajouter documents et pièces demandées par certaines formations.

Ils recevront les réponses au fil de l'eau, à partir de mai. "Notre objectif est que 70% des réponses tombent avant les épreuves écrites du baccalauréat", souligne-t-on au ministère de l'Enseignement supérieur.
Le processus reprendra après les épreuves, avec une phase complémentaire à partir du 26 juin.


Combien de voeux peut-on faire ? 


Le candidat inscrit dix voeux maximum (contre 24 l'an dernier), sans ordre de préférence. Autre différence avec APB, le lycéen n'est plus obligé, comme c'était le cas auparavant, d'inscrire une filière non sélective et dotée d'un grand nombre de places (les fameuses "pastilles vertes").

Pour chaque voeu, il doit faire état de sa motivation. Sont aussi transmis aux universités une fiche "avenir" regroupant les notes du jeune (de première et terminale), l'avis du conseil de classe, les compétences évaluées par les profs...

Le candidat peut postuler hors de son académie (quelques places seront réservées dans les filières non sélectives d'une université pour les candidats venant d'une autre académie). S'il ne candidate qu'à des filières sélectives, ou seulement à des facs hors de son académie, risquant ainsi de se retrouver sans proposition, la plateforme l'en informe via une série de messages.

Le jeune a en outre la possibilité de formuler des "voeux multiples", 20 au maximum. Par exemple une licence d'informatique pour toutes les universités d'une seule académie, ce qui lui laissera plus de chance d'obtenir une formation dans la filière de son choix.


Comment se connecter à Parcoursup ?

www.parcoursup.fr

 

Bourgogne-Franche-Comté : Parcoursup fait le pari de 0 bachelier sans admission
L'après-bac se dessine avant même les examens pour les lycéens qui veulent poursuivre leurs études. Ils auront bientôt les 1ères réponses suite à leurs vœux formulés sur internet. C'est la phase d'admission de Parcours Sup (plateforme d'admission dans l'enseignement supérieur) et l'espoir de voir leur premier choix retenu - Le reportage de Emmanuel Pinsonneaux, Romain Liboz et Patrick Jouanin avec : -Léa, élève de terminale -Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l'Académie de Dijon -Pierre, élève de terminale -Jean, élève de terminale



Quand arrivent les réponses des établissements ? 


A partir de mai, le jeune reçoit une alerte lorsqu'il a une ou des réponses: "oui", "oui si" ou "en attente" pour les filières non sélectives (licences générales).
Un "non" ne peut être émis que par les filières sélectives (prépas, BTS, IUT etc.)

Là où le nombre de demandes excède le nombre de places (les "filières en tension"), les universités devraient privilégier les candidatures dont les projets, les acquis et les compétences collent le plus à la formation.

Pour ceux qui se retrouvent en attente, ils ne sauront pas, au début du processus, quel est leur rang sur la liste. "La question n'est pas tranchée mais ils le connaîtront sans doute un peu plus tard", indique-t-on au ministère.


Si on vous répond "oui si" : ça veut dire quoi ? 


C'est la grande nouveauté du dispositif, qui vise à supprimer le tirage au sort (lorsque le nombre de candidats dans une filière excédait le nombre de places) et réduire le taux d'échec en première année. "Oui si" signifie que le jeune doit s'engager obligatoirement dans "un parcours personnalisé" (dont la teneur, qui dépendra des établissements, devra être définie par les universités) pour accéder à cette filière.

"Des informations de base sont données au candidat pour qu'il sache s'il se dirige plutôt vers une année de remise à niveau ou vers des modules de cours complémentaires", souligne le ministère. Si le jeune refuse ce parcours, il ne pourra être accepté dans la formation.


Et si on vous accepte dans plusieurs formations ?


A chaque fois qu'il recevra deux "oui" à des formations différentes, le candidat devra choisir entre l'une des deux pour ne pas engorger le système mais il pourra conserver ses voeux "en attente".

A partir des premiers retours, le jeune aura une semaine pour répondre, trois jours à compter du 26 juin, puis 24 heures à partir du 21 août.


Le recteur a quel rôle dans tout cela ? 


Le recteur d'académie sera le "pivot central" du système. C'est lui qui fixera et contrôlera les capacités d'accueil des universités. Lui aussi qui pourra proposer des formations "proches de leurs voeux" à des jeunes qui ne seraient pris nulle part. "Mobilisé dès le mois de mai", selon le ministère, il sera chargé de "trouver une place à tout le monde".

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