Pour Gaëtan Gorce, Hollande cherche à faire porter “la responsabilité des difficultés” sur Valls

Gaëtan Gorce, sénateur socialiste de la Nièvre
Gaëtan Gorce, sénateur socialiste de la Nièvre

Le sénateur PS de la Nièvre Gaëtan Gorce accuse François Hollande de chercher à faire porter "la responsabilité des difficultés" actuelles sur Manuel Valls pour "détourner de lui l'attention que suscite forcément l'approche de la présidentielle".

Par AFP

Les dernières initiatives du président de la République "traduisent un souci tactique évident : tenter, pour l'heure (leurre ?), d'échapper à ses responsabilités ! Détourner de lui l'attention que suscite forcément l'approche de la présidentielle", écrit le sénateur dans un billet de blog. Il voit deux étapes: la première étant d'"installer le doute sur sa volonté de se représenter" et la seconde de "faire porter sur un autre la responsabilité des difficultés""Et qui, mieux que le Premier ministre qui, lui (il faut lui reconnaître ce mérite), ne cherche à leurrer personne ni sur son projet, ni sur ses intentions, pourrait tenir ce rôle du méchant imposant à un président, au fond beaucoup plus à gauche, une ligne dure et dissensuelle ?", enchaîne Gaëtan Gorce.

"Les proches de l'Élysée s'activent et les couloirs du Parlement bruissent des déclarations de Hollandais autrefois plus prudents pour reprocher au Premier ministre de chercher à entraîner le président de la République sur une voie qu'il n'aurait pas choisie", poursuit le sénateur. "La déchéance ? C'est Valls qui aurait obligé le président à ne rien céder ! Idem sur les réfugiés ou les mesures pénales, voire la réforme du code du travail et la menace du 49-3 !", ajoute-t-il, en dénonçant cette "singulière opération visant à dédouaner le chef de l'État d'une politique qui porte sa marque mais l'a coupé de ses bases""Hollande, Aubry et les autres, chacun attend son leurre", se risque en titre le sénateur, qui n'est pas plus tendre pour la gauche de la gauche, la droite et l'extrême-droite, ayant chacun ses "leurres".

Ainsi, écrit-il, Marine Le Pen et "sa France apaisée à l'opposé de ce que propose et produirait son programme de rupture". De même, Alain Juppé qui, "parce qu'il est, de tous les prétendants à l'Élysée, le plus rassurant évite soigneusement tout engagement précis et s'en tiendra probablement à cette attitude conscient que toute clarification jouerait forcément à ses dépens", ajoute le sénateur. "Quant à Nicolas Sarkozy, qui peut croire à sa volonté proclamée de rassembler son camp? Ou mieux, qu'il aurait changé comme il s'acharne à le proclamer ?", poursuit-il.

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