Présidentielle : François Fillon annonce qu'il reste le candidat de la droite et du centre

© Lionel BONAVENTURE / AFP
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Malgré son inculpation annoncée, François Fillon ne renonce pas à être candidat à la présidentielle. Il était arrivé en tête dans les huit départements de Bourgogne-Franche-Comté lors du 2e tour de la primaire de la droite et du centre qui a eu lieu dimanche 27 novembre 2016.

Par B.L.

Le candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017 est très affaibli par l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse. Trois juges enquêtent sur ce dossier.

Ce mercredi 1er mars 2017 François Fillon a "reporté" sa visite prévue au Salon de l'agriculture. Il a tenu une conférence de presse. L’ancien Premier ministre a annoncé qu'il était convoqué par les juges le 15 mars afin d'être mis en examen. Il a déclaré qu’il se rendrait à la convocation mais qu’il ne retirerait pas sa candidature à l’élection présidentielle. "Depuis le début, je n'ai pas été traité comme un justiciable comme les autres", a ajouté le candidat de la droite.




François Fillon maintient sa candidature envers et contre tout

À la suite des premières révélations du Canard Enchaîné, le 25 janvier 2017, François Fillon avait donné une conférence de presse, le 6 février 2017, au cours de laquelle il avait présenté des excuses sur le travail de Penelope Fillon comme attachée parlementaire.

Mais, cela n’a pas suffi à effacer l’impact des révélations. Les tensions se sont intensifiées à l’intérieur même de son propre camp. Ainsi, Alain Houpert, sénateur de Côte-d'Or, a fait partie des premiers à demander à François Fillon de retirer sa candidature. Appuyant les propos du député Georges Fenec, Alain Houpert a déclaré au micro de Public Sénat qu'il était favorable à une candidature alternative à celle de François Fillon pour la prochaine élection présidentielle. "Je pense que François Fillon doit arrêter", disait-il dès le 1er février. « "Il ne faut pas laisser le futur de notre pays suspendu à une décision de justice", estime le sénateur bourguignon.


Près de 45% de la population de la Bourgogne Franche-Comté a ressenti de la colère après les révélations de la presse sur l'affaire Fillon, selon la dernière vague de l'enquête réalisée par le Cevipof et l'Ipsos pour les antennes régionales de France 3, publiée lundi 20 février.

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