Rentrée scolaire : A chacun son rythme dans les écoles de Bourgogne

La commune de Saint-Jean-de-Losne (Côte-d'Or) a décidé de revenir à la semaine de quatre jours. / © France 3 Bourgogne
La commune de Saint-Jean-de-Losne (Côte-d'Or) a décidé de revenir à la semaine de quatre jours. / © France 3 Bourgogne

Une rentrée scolaire à deux rythmes. Cette rentrée 2017 est marquée par le retour de la semaine à quatre jours. Instaurée en 2008, puis supprimée en 2013, elle fait son grand retour. 

Par Sébastien Kerroux

Si une bonne majorité des écoles a décidé de maintenir l’enseignement le mercredi matin, 640 écoles ont décidé de revenir à la semaine de quatre jours. Une possibilité offerte par le gouvernement aux communes, dans un décret du 27 juin 2017.

A Saint-Jean-de-Losne, le retour de la semaine à 4 jours permettra de faire des économies


A Saint-Jean-de-Losne, en Côte-d’Or, la commune a choisi de revenir à la semaine de quatre jours. Une nouvelle plutôt bien accueillie par les parents : "Les enfants seront moins fatigués en fin de semaine. Et le mercredi, ils pourront se reposer un peu » se réjouit une maman. Pour d’autres, quelques soucis d’organisation vont se poser : « Je travaille le mercredi, donc [mes enfants] iront chez la nourrice, ou chez la mamie, on va s’organiser".

Alors que depuis la rentrée 2013, la commune de Saint-Jean-de-Losne avait du mettre en place les nouvelles activités périscolaires suite au passage à la semaine à quatre jours et demie, Marie-Line Duparc - maire de la commune - a décidé sans hésitation de revenir à la semaine de quatre jours. "Cinq matinées travaillées d'affilée, c'était compliqué chez les tout petits." affirme la maire, avant d'ajouter : "Ma décision a été prise tout de suite aussi pour des raisons financières. Les municipalités et communautés de communes ont du mettre en place ces nouveaux rythmes. Ca coûte de l'argent et c'est très contraignant"

Des contraintes financières mais aussi techniques. En plus des trois embauches réalisées pour permettre la mise en place des activités périscolaires (ou NAP), la commune de 1100 habitants a du également faire face à des problèmes de locaux. Des problématiques que la maire juge « lourdes à gérer » pour les petites communes.


La ville de Dijon maintient la semaine de quatre jours et demie


En revanche, la majorité des communes a décidé de maintenir les enseignements le mercredi matin, ainsi que les activités périscolaires. C’est le cas à Dijon. Pour assurer les activités périscolaires la ville dépense 1 millions 300 mille euros par an. Et bénéficie d’un fonds de soutien de 500 000 euro de la part de l’Etat. Un coût financier jugé utile par la ville de Dijon.

« Un certain nombre d’enseignants nous disent que cette demi-journée est bénéfique pour l’apprentissage de l’enfant. Et l’intérêt c’est qu’un grand nombre d’enfants qui n’avaient accès à aucune activité sportive ou culturelle dans leur quartier peuvent désormais y avoir accès dans leur temps d’activité scolaire. » indique Anne Dillensenger, adjointe au maire de Dijon en charge de l’Education.

A noter que la ville de Dijon bénéficie toujours d’un fonds de soutien de 500 000 euros de la part de l'Etat pour la mise en oeuvre du dispositif.

En Bourgogne, 37,2% des écoles ont fait le choix de revenir à la semaine de quatre jours. C’est plus que la moyenne nationale [NDLR : 31,8%].

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