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Bourgogne : pourquoi les robots seront-ils de plus en plus nombreux autour de nous ?

Les robots compagnons vont devenir des figures du quotidien / © Innoecho
Les robots compagnons vont devenir des figures du quotidien / © Innoecho

Vin, le robot-vigneron, taille 600 pieds de vigne par jour. Hercule porte des charges allant jusqu'à 100 kilos. D’autres assistent les chirurgiens ou entretiennent seuls des troupeaux de vaches laitières. La Bourgogne compte quelques pionniers de la robotique, un secteur qui a le vent en poupe

Par B.L.


Des véhicules autonomes, des détecteurs de chute au domicile des personnes âgées, des robots compagnons qui lisent des histoires aux enfants… La robotique, c’est tout cela.


 / © Innoecho
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La Semaine européenne de la robotique aura lieu du lundi 23 au dimanche 29 novembre 2015.
A cette occasion, de nombreux événements sont programmés, dont l’un à l'IUT de Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire. Vendredi 27 novembre, les visiteurs pourront assister à une conférence, suivie d'un débat où ils pourront poser des questions. Il y aura aussi une exposition interactive de robots.

Jade Le Maître coordonne la Semaine européenne de la robotique en France.

Le but est de sensibiliser le grand public à ces avancées technologiques. Il s’agit aussi de donner envie aux jeunes de se lancer dans cette voie.


De nombreux robots sont déjà présents autour de nous. Dans quels secteurs d’activité sont-ils les plus nombreux ?

"L’agriculture est le secteur qui utilise le plus de robots. A Cussey-lès-Forges, en Côte-d’Or, le Gaec des Forges a investi dans un bâtiment entièrement automatisé. Un robot trait les vaches, un autre leur donne à manger, un troisième nettoie les sols. Résultat : les exploitants agricoles sont moins fatigués. Quant aux vaches, elles donnent davantage de lait.

L’industrie aussi a beaucoup investi dans les robots. Ils sont notamment utilisés sur les chaînes de montage pour exécuter des gestes répétitifs comme visser quelque chose ou saisir une pièce.

Le secteur de la santé fait également de plus en plus appel aux robots. Certains aident par exemple les chirurgiens faire des incisions plus petites, qui permettront aux patients de guérir plus vite et d’être moins sujets aux maladies nosocomiales. D’autres aident les personnes dépendantes en leur rappelant qu’il est l’heure de prendre leurs médicaments, etc.

Enfin, la domotique est une branche qui se développe de plus en plus : cela va des volets qui se ferment et s’ouvrent tout seuls aux robots compagnons qui vous rappellent que vous devez acheter du pain pour ce soir ou un gâteau pour l’anniversaire de votre maman.

 / © Innoecho
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Que répondez-vous à ceux qui craignent la multiplication du nombre de robots autour de nous, en raison notamment des destructions d’emplois ?

Les robots feront tous les gestes fatigants ou qui apportent peu de valeur ajoutée. Il y a par exemple des robots désherbeurs et bineurs qui enlèvent les mauvaises herbes et travaillent la terre. Cela permettra de se passer de pesticides et les agriculteurs pourront ainsi se concentrer sur d’autres tâches.

On va vivre une révolution semblable à celle qu’il y a eu quand on est passé du cheval à l’automobile. Cela a entraîné la perte d’environ 600 000 emplois en France. Il a fallu une vingtaine d’années pour les retrouver. La multiplication des robots va induire un changement du même ordre. Mais, en contrepartie, on va assister à l’émergence de nouveaux emplois. Déjà aujourd’hui, la filière robotique recrute à tour de bras et cela va continuer.

De nombreuses formations existent. Il y en a notamment deux à Lyon, l’une à l’INSA (Institut national des sciences appliquées) et l’autre au CPE Lyon (Ecole supérieure de chimie physique électronique). Il faut savoir que la robotique nécessite des connaissances dans plusieurs domaines : en génie mécanique, en informatique, mais aussi en sciences humaines car pour concevoir des robots il faut comprendre comment fonctionnent les relations entre humains.


 / © Innoecho
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Y a-t-il des entreprises spécialisées dans la robotique en Bourgogne ?

Dans l’Yonne, il y la société Rb3d, une PME de Monéteau qui a conçu le robot Hercule. Ce robot (dit collaboratif) peut aider une personne à porter des charges allant jusqu'à 100 kilos, ce qui intéresse beaucoup de monde (militaires, sauveteurs, adeptes du trekking, etc).

L’entreprise Wall-Ye, basée à Mâcon, en Saône-et-Loire, a mis au point Vin, un robot-vigneron. Il est équipé de six caméras et peut tailler 600 pieds de vigne par jour. Il collecte aussi des données sur la santé des vignes et du sol. Ce robot de 20 kilos mesure 50 centimètres de haut. Il se déplace grâce à une cartographie GPS.

En Saône-et-Loire encore, la société Kineti Technologies fabrique des écrans, des bornes et des tables tactiles de grande taille. On les trouve notamment dans les foires expositions, les salons, les showrooms… Cela permet de montrer de façon très efficace un produit ou un service. Dans une gare ou un grand magasin, par exemple, ces outils permettent aux voyageurs de s’orienter en un clin d’œil."

Venez découvrir la robotique à l'IUT de Chalon-sur-Saône !

Rendez-vous vendredi 27 novembre 2015 de 9h à midi dans l'amphithéâtre.
L’entrée est ouverte à tous les publics et elle est gratuite. 

Au programme de la matinée : 3 interventions pour vous donner un panorama de la robotique, suivies d'un débat où vous pourrez poser toutes vos questions, puis une expo de robots très très interactive...

Les intervenants sont :

  • Jade Le Maître (Innoecho - Innorobo)
  • Francis Girard (professeur de génie mécanique à l'IUT de Chalon-sur-Saône)
  • Astri Brugeille (Hoomano)

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