Chalon-sur-Saône : que veulent les salariés d'Amazon qui ont été déboutés aux prudhommes ?

Douze salariés qui travaillent à l’entrepôt d’Amazon à Sevrey, près de Chalon, demandent le statut de cariste et le salaire correspondant. L’entreprise américaine refuse. Le conseil des prudhommes a tranché lundi 8 juillet 2019.

En mai dernier, 12 des quelque 500 salariés du centre logistique d’Amazon, à Sevrey, en Saône-et-Loire ont attaqué leur employeur devant le conseil des prudhommes de Chalon-sur-Saône.

Ils veulent que le géant de l’internet reconnaisse leur fonction de caristes. "Nous demandons cette reconnaissance qui existe dans les conventions collectives, car nous prenons des risques en conduisant des chariots : si on fait tomber une palette sur quelqu’un, c’est nous qui sommes responsables", explique Antoine Delorme, délégué syndical CGT d’Amazon Sevrey.

En obtenant un nouveau statut, les demandeurs verraient aussi leur salaire augmenter : une hausse qui peut aller jusqu’à 400 euros par mois.

 



Mais le conseil des prud’hommes de Chalon a débouté leur demande lundi 8 juillet. Une décision saluée par le groupe américain : "Amazon respecte ses obligations en tant qu’employeur et nous sommes fiers d’offrir une rémunération ainsi que des opportunités de carrière attractives à tous nos employés. Nous sommes satisfaits de la position adoptée par le conseil de prud'hommes de Chalon-sur-Saône, qui vient confirmer une première décision qui a statué en faveur d'Amazon sur cette même question."

En décembre 2018, des employés d'Amazon avaient en effet été déboutés par le conseil de prud'hommes de Montélimar. En revanche, rappelons qu’en février 2019, la justice a obligé le géant du commerce en ligne à accorder un nouveau statut à sept salariés du site de Saran, dans le Loiret. Amazon a aussi dû leur verser un rappel de salaires et de congés.