"Donner une image de la danse moins sacralisée" : le danseur étoile Germain Louvet de retour à Chalon-sur-Saône ce week-end

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Écrit par Lisa Guyenne .

Originaire de Givry et formé au Conservatoire de Chalon-sur-Saône, Germain Louvet retourne le temps d'un week-end sur ses terres natales, pour dédicacer son livre et montrer, il l'espère, une autre vision de la danse à la jeune génération.

Germain Louvet, danseur étoile depuis 2016, formé au conservatoire de Chalon-sur-Saône, revient dans sa région natale ce samedi pour une séance de dédicace de son livre, "Des choses qui se dansent", à l'occasion de la semaine de la danse. France 3 Bourgogne l'a interrogé.

Revenir à Chalon, là où tout a commencé pour vous, c'est important ?

"Oui, étant donné que dans le livre, je parle beaucoup de mes racines et du lien que cela peut avoir avec ce que je suis devenu professionnellement et personnellement. C'était tout à fait normal pour moi d'imaginer me réapproprier physiquement ma ville natale. Je crois aussi que beaucoup de gens ont suivi mon parcours et me connaissent à Chalon-sur-Saône, notamment ceux du Conservatoire."

Vous êtes également attaché à la transmission envers les tous jeunes danseurs, en particulier ceux qui évoluent dans la région ?

"Je pense que c'est très, très important. C'est d'ailleurs, je l'espère, un des messages de ce projet d'écriture : recalibrer, repenser, redonner une image de la danse classique et de l'apprentissage de la danse sur tous les aspects : au niveau familial, au niveau personnel, tout ce qu'on peut traverser en-dehors, en parallèle."

"C'est aussi l'occasion pour moi de donner à voir une image de la danse peut-être différente, un peu moins sacralisée, qui montre que c'est une pratique comme une autre, une passion comme une autre."

Germain Louvet

"Il ne faut pas oublier qu'à la base, la danse classique, c'est des gens qui sont juste animés par une passion et qui suivent des parcours pour arriver sur scène. L'important, c'est d'abord de prendre du plaisir, d'avoir confiance. Le faire pour des raisons qui sont individuelles et propres à chacun, sans être poussé parce qu'on veut faire plaisir à quelqu'un d'autre que soi-même. C'est ce qui m'a toujours tenu et donné envie de continuer. C'est un leitmotiv très important, très nourrissant, et qui permet derrière d'éprouver les difficultés avec plus de facilité."

Pour la semaine de la danse, le conservatoire de Chalon accueille tous types de danse. Il faut aussi dire qu'il n'y a pas de frontières entre les différents styles ? 

"Les frontières n'existent pas vraiment. Il y a des cours de danse classique, de danse contemporaine, des cours de modern jazz, des cours de hip-hop... Ce sont des pratiques différentes, des langages différents et donc des techniques différentes, qui peuvent parfois se rejoindre sur des bases communes ou expérimenter de manière perméable les unes avec les autres. Ce qui n'a pas de frontière, c'est le mouvement. Je pense que toutes ces techniques de danse sont simplement des mouvements qui empruntent des langages pour raconter des choses. Qui, parfois, sont similaires, d'ailleurs."

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

"La semaine prochaine, je danse La Bayadère à l'Opéra Bastille de Paris. J'ai aussi pas mal de tournées prévues à l'international cet été, ce qui est une bonne nouvelle parce que ces deux dernières années ont été un peu en "arrêt sur image" par rapport à tous les échanges internationaux que la danse peut permettre d'habitude. Ça fait déjà un moment que c'est reparti, mais on le voit vraiment avec la fin des masques dans les théâtres. Nous, artistes, interprètes, musiciens et danseurs, on ne voit plus de différence avec la période d'avant le covid."

► Germain Louvet dédicace son livre samedi 26 mars à 10h30 au Conservatoire de Chalon-sur-Saône.

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