Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : au 8ème jour du procès, la cour s'interroge toujours sur la personnalité de Jacky Martin

Jacky Martin comparaît pour le meurtre d'Anne-Sophie Girollet. / © Christophe Busti
Jacky Martin comparaît pour le meurtre d'Anne-Sophie Girollet. / © Christophe Busti

Ce jeudi 22 septembre 2016, ont été cités à la barre des proches de Jacky Martin, un expert psychiatre ainsi qu’un homme qui pense avoir été agressé par l’accusé en 1989. Il avait été poussé par dessus un pont et laissé pour mort en bord de Saône dans le but de lui voler de l'argent.

Par Maryline Barate

Menteur mais pas violent, selon des proches

Aujourd’hui, l’audience a une nouvelle fois creusé la question de la personnalité de Jacky Martin. Est-il un être capable d’accès de violence ? Son ex-compagne et mère de son fils a pu le trouver bagarreur à la sortie des bals mais, ni plus, ni moins que les autres hommes de son entourage. L’actuelle petite-amie de l’accusé le décrit comme un homme protecteur qui l'a soutenue. D’autres témoins, qui côtoyaient Jacky Martin à l’époque, le présentent comme un « menteur  », non comme une brute.

Un de ses anciens amis pense avoir été agressé violemment par Jacky Martin

Un homme et sa compagne de l’époque en font un tout autre portrait. Fin des années 80-début des années 90, Thierry est arrêté avec Jacky Martin pour des faits de délinquance. Une fois libérés, ils continuent de se voir, d’aller dans les bars. Un soir de beuverie, en 1989, Thierry est jeté par-dessus un pont à Tournus et délesté des 4 à 5 000 francs qu’il avait sur lui. Il s’en sort avec un traumatisme crânien et une jambe en mille morceaux. Il était en compagnie de Jacky Martin lors de cette soirée mais il était également totalement ivre. Le témoin pense que son ancien acolyte est l’auteur de son agression. Sans toutefois pouvoir l’affirmé. Il a même désigné un autre coupable aux premières heures de l’enquête avant de se raviser. La compagne de Thierry à l’époque dit n’avoir jamais été rassurée en présence de Jacky Martin. La défense fait remarquer qu’aucun de ces deux témoins n’a de preuves ou d’exemples concrets quant à la supposée violence de l’accusé.

« Aucune coloration pathologique » chez l'accusé, selon un expert psychiatre

Un deuxième expert psychiatre a également été entendu par la cour. Il était chargé de déterminer si Jacky Martin est responsable de ses actes. A cette question, il répond par l’affirmative. Il n’a relevé « aucune coloration pathologique » dans la personnalité de l’accusé. « Il y a chez Jacky Martin un contraste entre un homme qui tient à se dire ordinaire et les passages à l'acte de vol qui ne sont pas critiques... presque même valorisés. », constate ce spécialiste.

Un procès plus long prévu

En raison des incidents et suspensions d’audience récurrents, le procès a pris du retard sur le programme. La présidente de la cour d'assises a fait savoir que l'examen de l'affaire durerait trois jours de plus. Le procès s’achèvera vraisemblablement mercredi 27 septembre. Il s'agit de trois jours de calvaire de plus pour la famille.

Le reportage de G. Talon et D. Iberrakène avec :
  • Thibaut Girollet, frère de la victime
  • Me Béatrice Saggio, avocate de la partie civile
assises de Saône-et-Loire : 8e jour du procès de Jacky Martin
Ce jeudi 22 septembre 2016, la cour a une nouvelle fois essayé de cerner la personnalité de l'accusé. Ont été cités à la barre des proches de Jacky Martin, un expert psychiatre ainsi qu’un homme qui pense avoir été agressé par l’accusé en 1989. Il avait été poussé par dessus un pont et laissé pour mort en bord de Saône dans le but de lui voler de l'argent.

 

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