Les Républicains lancent une campagne contre la limitation de vitesse à 80 km/h

Le maire de Chalon-sur-Saône, et porte-parole du parti Les Républicains, a réaffirmé son opposition à la limitation à 80km/h. / © Les Républicains
Le maire de Chalon-sur-Saône, et porte-parole du parti Les Républicains, a réaffirmé son opposition à la limitation à 80km/h. / © Les Républicains

Le parti Les Républicains lance ce lundi une campagne contre la mesure gouvernementale de limitation de la vitesse à 80km/h. L'un des porte-parole du parti, le maire de Chalon-sur-Saône Gilles Platret, l'a présentée ce matin.

Par M. F. avec AFP

Le parti Les Républicains lance ce lundi 12 mars une campagne contre le projet de réduire à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires, "preuve" selon eux de la "fracture territoriale" entretenue par le gouvernement.

"Nous allons actionner nos forces militantes autour de ce dossier", a promis l'un des porte-parole du mouvement, le maire de Chalon-sur-Saône Gilles Platret, lors d'un point presse.

Des tracts dénonçant, outre l'abaissement de la vitesse autorisée, la hausse des taxes sur les carburants, l'augmentation du prix des contrôles techniques ou "la multiplication des radars mobiles avec des sociétés privées", doivent être distribués, notamment sur les marchés, dans les prochains jours.

"Une mesure technocratique"

Pour Gilles Platret, le projet porté par Édouard Philippe est "la formidable preuve de cet angle mort qu'est la fracture territoriale pour le gouvernement".

"Ils décident tout depuis Paris, et ce biais concerne des tas d'autres domaines", a encore estimé le porte-parole, en citant la carte scolaire ou les lignes ferroviaires secondaires.

"C'est une mesure technocratique, parisianiste : les élus locaux n'ont pas été consultés", a par ailleurs déploré une autre porte-parole, Lydia Guirous, en pointant "une déconnexion du gouvernement, qui ne connaît pas la France".


Les Républicains ont par ailleurs demandé au gouvernement qu'il "donne les résultats réels de l'expérimentation" mise en place sur plusieurs tronçons où la vitesse maximale autorisée est passée de 90 à 80 km/h.

"Le gouvernement s'est, pour l'instant, refusé à donner ces chiffres", a dénoncé le porte-parole.

Sauver "300 à 400 vies par an"​

Malgré la grogne, le gouvernement avait indiqué la semaine dernière qu'il ne ferait pas marche arrière, en rappelant que la mesure serait mise en place au 1er juillet, mais qu'elle serait réexaminée en 2020.

Le Premier ministre, qui entend sauver "300 à 400 vies par an", a pris appui sur les résultats de deux ans d'expérimentation à 80km/h réalisée sur 86 km de routes nationales entre 2015 et 2017.

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