Confinement : confinés sur la route, les chauffeurs poids-lourds attendent la réouverture des relais routiers

Difficile de travailler en télétravail quand on est chauffeur. Alors les routiers restent sur les routes pour effectuer leurs missions. Des missions rendues difficiles par la fermeture des relais et des points de restauration. 
Laurent est chauffeur depuis 28 ans.
Laurent est chauffeur depuis 28 ans. © Anthony Borlot / France Télévisions
C'est une annonce du Ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari qui pourrait satisfaire tous les routiers. Dès ce samedi 7 novembre, 250 relais routiers seront ouverts. Un soulagement pour bon nombre de chauffeurs. 
 

La peur de revivre la même situation qu'au printemps

" Ce qui nous pose problème c'est de trouver un restaurant le soir" expose Laurent, chauffeur depuis 28 ans. Il est actuellement sur les routes de Saône-et-Loire. "Il y en a certains qui ont décidé de ne pas rouvrir, d'autres qui sont ouverts. Tous les soirs c'est la chasse aux coups de téléphone : «  Est-ce que vous êtes ouverts ? Est-ce que vous recevez ? Est-ce que vous faites des plateaux repas ? » C'est très compliqué " .

Chez les routiers, tous craignaient de revivre les moments difficiles du premier confinement, au printemps dernier. Ils avaient du passer de nombreux jours sans repas chauds ni douches. Depuis plus d'une semaine, ils demandaient donc la possibilité de pouvoir bénéficier d'aménagements pour se restaurer et faire leur toilette. 


Des établissements choisis par les préfectures

La liste exacte des établissements autorisés à rouvrir n'est pas encore connue. Ce sont les préfets de chaque département qui choisiront. Pour ceux qui devront garder portes closes, restera la possibilité des repas à emporter. " C'était déjà comme ça lors du premier confinement, se souvient Sylvie, gérante d'un relais routier. On vit la même chose aujourd'hui. On n'a que quelques clients fidèles et une poignée de routiers le midi. On fait à peu près le quart de notre chiffre d'affaire le midi ". 

Cécile Favot, gérante d'un autre établissement à Saint-Eusèbe (Saône-et-Loire), abonde : " On espère pouvoir leur ouvrir et leur offir un repas à table, surtout qu'il commence à faire froid. Ça serait appréciable. " 

Ce matin là, Laurent n'avait pu consommer qu'un café à emporter. Il espère pouvoir consommer le prochain assis et au chaud. Mais pas dans son camion.

Le reportage de Alexandre Baudrand et Anthony Borlot :
 

 
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