ENTRETIEN (1/2). La nouvelle vie de Marine Lorphelin, Miss France 2013 : santé, télévision et réseaux sociaux

Chroniqueuse à la télévision, créatrice de contenus sur les réseaux sociaux, auteur d'un livre de conseils... Marine Lorphelin multiplie les casquettes, mais avec une ambition à la base de toutes ses activités : parler de santé. L'ex-Miss France, originaire de Saône-et-Loire, nous raconte sa nouvelle vie et ses combats.

Elle est l'une des Miss France les plus populaires de l'histoire du concours. Et 12 ans après son élection, la voilà toujours dans les médias. Médecin généraliste de son état, Marine Lorphelin est aussi chroniqueuse pour Télématin et le Magazine de la Santé, auteure du livre de conseils "En Pleine Forme", conférencière et créatrice de contenus sur les réseaux sociaux. 

Une multitude d'activités pour la native de Mâcon (Saône-et-Loire) avec, pour point commun, son domaine de prédilection : la santé. Malgré un emploi du temps très chargé, elle nous a accordé 30 minutes d'interview. Joviale et loquace, le sourire toujours aux lèvres, elle évoque avec simplicité et humilité son parcours, sa vie médiatique et son engagement pour nous apprendre à prendre soin de notre organisme. 

Marine Lorphelin, vous êtes chroniqueuse dans le Magazine de la Santé et depuis le début de l'année, vous êtes également dans Télématin le week-end. Comment se passe cette activité médiatique ?

Marine Lorphelin : Très bien, je suis ravie ! Ce sont de belles opportunités qui me sont proposées. Le Magazine de la Santé, c’est pour moi la meilleure émission sur la santé, une émission très sérieuse, qui débat aussi de sujets de société. C’est une émission extrêmement intéressante et ça se passe très bien. Il y a une très bonne ambiance. 

En ce qui concerne Télématin, j’ai rejoint l’équipe du week-end en janvier dernier. C’est une expérience différente car on est sur une émission plus grand public. C’est une matinale de bonne humeur et d’ambiance. Je suis contente d’avoir cette chronique santé qui permet de faire passer des messages au plus grand nombre. 

Ce n’était pas des projets qui faisaient partie d’un plan de carrière. J’étais intéressée par le fait de pouvoir vulgariser la santé dans les médias. J’avais eu une chronique à la radio sur RTL il y a deux ans. Quand on m’a proposé de pouvoir parler de santé dans des médias nationaux et d’envergure, j’ai tout de suite accepté. Je trouvais que c’était de belles opportunités pour s’adresser à du monde. On peut toucher toutes les tranches d’âge à la télévision.

Cette volonté de vulgariser veut-elle dire qu'il y a encore trop de mauvaises habitudes en termes de santé ?

M.L. : Les gens sont informés, conscients des enjeux de santé. Mais il y a beaucoup de fausses informations médicales, de fausses idées dans les têtes. Il y a toujours besoin de déconstruire ces fausses idées et toujours besoin de vulgariser, sensibiliser les personnes à faire encore plus attention à leur santé. Des personnes n’aiment pas aller chez le médecin, ou n’ont pas forcément accès à des professionnels de santé, donc aborder des sujets variés comme dans Télématin, c’est très intéressant. 

J’ai évoqué plein de sujets. Des questions très simples du quotidien comme ‘est-ce que les sirops pour la toux, ça marche ou pas ?’. Mais aussi des sujets plus compliqués. J’ai traité le mélanome il y a quelque temps. Comment on surveille sa peau ? Qu’est-ce qui doit nous inquiéter quand on a une lésion sur sa peau ? Quand doit-on consulter ? On fait vraiment de la santé publique.

Après quelques années en Nouvelle-Calédonie, vous êtes rentrée en France. Vous êtes médecin généraliste mais vous voulez vous former à une spécialité en médecine. Où en est ce projet ?

M.L. : C’est en cours. J’ai eu une année bien chargée avec tous mes projets. Je n’ai pas pu reprendre mon activité médicale. Je ne voulais pas reprendre à moitié. Mais les patients me manquent. Être au contact des patients et mon activité de cabinet, c’est la base de ma profession. Je vais reprendre les consultations dès que j’en aurai l’occasion et j’aimerais me spécialiser dans la médecine du sport pour mêler mes deux passions : le sport et la santé. Ça va se faire progressivement par des formations complémentaires et des expériences sur le terrain. Et je travaille aussi ma thèse, donc je suis bien occupée !

J’ai mes chroniques pour Télématin le week-end. Donc très souvent en début de semaine, le mardi, j’écris mes chroniques. J’ai un gros travail d’écriture, de vulgarisation médicale. Également pour les chroniques du Magazine de la Santé. Je travaille aussi beaucoup sur mes autres projets. Tout cela demande de la préparation. Et dès que j’ai des moments plus calmes et un peu de temps, je rédige ma thèse, je fais du sport... Je ne m’ennuie pas !

12 ans après votre élection à Miss France, est-ce que vous êtes devenue une professionnelle des médias ?

M.L. : Je n’irai pas jusque-là. J’ai des choses à améliorer mais j’ai une expérience en tant qu’invitée sur les plateaux et chroniqueuse. J’ai étoffé mon expérience. Mais j’ai toujours des choses à corriger, j’ai des petits tics de langage. Il serait temps de travailler là-dessus. J’ai fait plein de choses en parallèle de mes études de santé, ce qui fait que je peux me sentir à l’aise pour prendre la parole sur des plateaux télé sur les sujets de santé. Je tiens par contre à rester dans mon domaine, c’est important pour moi. Mais toutes ces activités, ça permet de ne pas m’ennuyer. Je suis hyperactive. Tout ça me permet de me surprendre.

On vous voit également parler de santé sur les réseaux sociaux. Vous avez un million d'abonnés sur Instagram, 60 000 sur TikTok et 20 000 sur YouTube. Le but, c'est de multiplier les plateformes pour toucher d'autres publics ?

M.L. : Tout à fait. J’ai longtemps hésité par exemple à me lancer sur Tiktok car je ne prenais pas cette plateforme au sérieux. Je trouvais qu’elle était uniquement axée sur le divertissement, les contenus légers. Et finalement des comptes plus sérieux s’y sont développés. Il y a de la place pour des contenus intelligents, éducatifs et pédagogiques. Je me suis dit que j’avais un rôle à jouer dans mon domaine. Il fallait trouver des formats un peu différents et plus accrocheurs.

@marinelorphelin 🍷 Un verre d’#alcool de trop ? Voici ce qui arrive réellement à ton corps… et je te donne mes conseils pour ta #santé. Mais zéro alcool, c’est mieux ! #apprendresurtiktok ♬ TEXAS HOLD 'EM - Beyoncé

Et c’est très bien car les jeunes sont sur Tiktok,  j’aurais trouvé dommage de ne pas leur parler de santé. Il faut aller où ils sont. Ils ont besoin d’être informés, qu’on les aide à décrypter le vrai du faux pour ne pas tomber dans les pièges des fausses informations.

Pourquoi la thématique de la santé intéresse autant selon vous ?

M.L. : On a tous envie d’être acteur et actrice de notre santé, de vivre mieux et plus longtemps. Il y a une prise de conscience sur le fait qu’on peut prévenir certaines maladies. Il y a un besoin de connaissances. Et il y a eu une petite perte de confiance en les professionnels de santé. Des personnes n’ont pas accès à leur médecin, on ne peut pas forcément consulter tout de suite. C’est dur d’aller chez son médecin pour seulement discuter, faire de la prévention. Pour toutes ces raisons, les gens s’intéressent beaucoup aux contenus santé sur les réseaux, et tant mieux ! Mais encore une fois il faut démêler le vrai du faux.

Est-ce qu’on peut vous qualifier d’influenceuse ? 

M.L. : Ce terme peut être vu de manière péjorative, si on dit notamment qu’une influenceuse, c’est une personne qui essaye de vendre des produits. Moi je ne vends pas de produits, je donne des informations sur la santé. Influenceuse, si c’est pour dire que j’aide les gens à prendre des décisions vis-à-vis de leur santé, on peut le dire, mais je ne suis pas une influenceuse qui vend des produits. Et puis on fait le distinguo entre influenceur et créateur de contenus. J’aurais plutôt tendance à me mettre dans la catégorie 'créatrice de contenus'. Il n’y a aucun lien commercial dans mes vidéos.

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On a beaucoup parlé de médecine, mais l'une de vos passions, c’est aussi le sport. Vous serez l’une des porteuses de la flamme olympique en Bourgogne. Ça représente quoi de porter la flamme ?

M.L. : Ça représente beaucoup pour une passionnée comme moi et une spectatrice fidèle des Jeux. C’est un symbole énorme, c’est beaucoup de fierté d’être une ambassadrice de la Bourgogne et de porter la flamme dans ma région. Ça va être un moment de joie, avec de belles émotions. Ce sont des moments privilégiés de porter la flamme, mais ce n’est pas que ça. Cette journée, ce sera aussi l’occasion de sensibiliser les Français au fait de bouger plus, de faire du sport, de les inviter à rencontrer les acteurs locaux du sport dans leur département. 

Quels liens avez-vous gardé avec la Bourgogne ?

M.L. : C’est un lien très fort. Je suis toujours ravie d’y être. Mes parents vivent toujours en Saône-et-Loire, donc j’y suis régulièrement. J’ai encore plus envie de profiter de la région, son patrimoine et sa nature. J’essaie d’être une ambassadrice fidèle de la région. Je suis invitée régulièrement à des événements. Je ne peux pas toujours y participer mais dès que je peux c’est toujours un plaisir. J’ai toujours pas mal d’amis, notamment du côté de Dijon. Le lien est donc toujours présent et solide même si je ne vis pas dans la région.

À SUIVRE : ENTRETIEN (2/2). Marine Lorphelin et le mouvement #MeToo à l'hôpital.

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