Fermeture de la maternité d'Autun, le directeur de l'ARS se justifie dans le 19/20 de France 3 Bourgogne

Ce mercredi 8 février, Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté est l'invité du 19/20 de France 3 Bourgogne. Il répond aux opposants à la fermeture de la maternité d'Autun (Saône-et-Loire), que ses services ont demandé fin janvier.

En quelques semaines, elle est devenue l'un des symboles de la crise du système de santé en Bourgogne : la maternité d'Autun, dont la fermeture a été demandée par l'ARS en raison d'un manque de pédiatres. Depuis, les défenseurs du maintien de l'activité dénoncent une "décision technocratique" et prise sans concertation avec les élus locaux.

Avec la fermeture de la maternité d'Autun, c'est tout un secteur de 170 km, entre Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et Nevers (Nièvre) qui se retrouve sans offre publique de maternité.

Invité du 19/20 sur France 3 Bourgogne ce mercredi 8 février, le directeur de l'ARS, Jean-Jacques Coiplet répond à ceux qui critiquent la fermeture de l'établissement et justifie sa décision.

Cette suspension fait réagir, avec des manifestations et une pétition qui a recueilli 7 000 signatures. Cette décision est définitive ou il y a un moyen de revenir dessus ?

Jean-Jacques Coiplet : Cette mesure de suspension définitive est liée au fait qu'il y avait trop de ruptures dans le planning en matière de continuité et de permanence des soins. C'est la sécurité des parturientes et de leur bébé qui imposent notre décision. 

Vous parlez de sécurité mais pourtant demander à une femme enceinte de prendre la route c'est aussi les mettre en danger...

C'est aussi l'opportunité de créer une maternité territoriale qui embarque Chalon, Autun, Le Creusot et qui va aussi créer une antenne de pédiatrie de proximité à Château-Chinon, en lien avec Nevers. L'important, c'est ce qui se passe à la conception, jusqu'à l'accouchement, et au retour à domicile. Et finalement, l'intérêt de cette maternité territoriale, c'est d'apporter une réponse nouvelle et solidaire entre tous les acteurs.

L'idée, c'est d'assurer aussi la sécurité en terme de transport. D'où la volonté de créer grâce à des astreintes de sages-femmes des dispositifs de 'aller vers' les territoires plus excentrés. Des soignants seront à proximité s'il y a des problèmes pour être en soutien de ses parturientes. 

On n'est quand même pas en train de créer un nouveau désert médical dans la région ?

Non, je ne pense pas. Quand on crée une équipe paramédicale d'urgence, de l'hébergement de proximité, des réponses en terme de maillage et de relation entre les établissements, quand on crée des centres de proximité, c'est une réponse peut-être un peu différente, mais supplémentaire. L'important c'est de toujours garantir la sécurité des parturientes.