"Bébés en danger" : 1 000 personnes réunies pour protester contre la fermeture de la maternité d'Autun

À l'appel de la CGT, un millier de personnes a défilé dans les rues d'Autun (Saône-et-Loire) ce samedi 4 février dans la matinée. Citoyens, élus et professionnels de santé se sont mobilisés en réaction à l'annonce de la fermeture probable de la maternité de la ville.

Mobilisation d'ampleur à Autun. Ce samedi 4 février, à l'appel de la CGT, 1 000 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour protester contre la probable fermeture de la maternité. Le 31 janvier, l'ARS Bourgogne-Franche-Comté a en effet annoncé demander la suspension définitive du service, en raison d'un manque de pédiatres.

Dans le cortège, de nombreuses manifestants ont arboré des pancartes soulignant leur colère face à cette décision. "Naître à la maternité, oui, sur la route, non", "bébés en danger" ou encore "j'espère ne pas être un des derniers bébés nés à Autun !!", a-t-on pu lire.

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De son côté, le maire (MoDem) d'Autun Vincent Chauvet a dénoncé une "décision technocratique". "Ce n'est pas admissible que ça ferme. On a l'impression d'un grand déménagement du territoire, où les structures dans les petites villes n'ont pas d'avenir. Les élus ne sont ni écoutés ni consultés, avec l'ARS qui décide pour tout le monde et qui se croit infaillible."

On ne comprend pas comment des impératifs de sécurité peuvent amener à fermer une maternité. Comment l'absence de maternité peut-être plus sécurisée ?

Vincent Chauvet,

maire (MoDem) d'Autun

Fermée depuis le 16 décembre

Pour rappel, la maternité d'Autun a vu ses activités suspendues le 16 décembre dernier. Une suspension motivée, selon l'ARS, par l'incapacité du service à assurer la permanence de soins. "Malgré des efforts constants de la part de l'hôpital pour recruter, ainsi que des personnels de l'établissement, ces difficultés récurrentes compromettent la qualité et la sécurité de l'offre de soins que sont en droit d'attendre les habitants du territoire", précisait l'agence, mardi 31 janvier.

Mais pour les syndicats, le problème est tout autre. "Le planning est bien couvert. Le tableau de garde est complet, deux médecins gynécologues sont là. Il manquait seulement une sage-femme, mais il y avait des contacts pour faire venir une remplaçante", nous soufflaient des syndicalistes quelques semaines plus tôt. "Mais il y a une volonté manifeste de fermer cette maternité d'un point de vue budgétaire."

En attendant, une permanence de soins est toujours assurée sur le site. Consultations et IVG sont toujours réalisables.

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