Le Creusot : les enseignants du lycée Léon Blum font valoir leur droit de retrait

Ce mardi 19 mars, une assemblée générale se tient au lycée Léon Blum du Creusot, afin de décider si les professeurs et personnels feront valoir leur droit de retrait, à la suite de l'agression d'une agente technique par un élève lundi 18 mars au matin.
Le lycée Léon Blum au Creusot
Le lycée Léon Blum au Creusot © FTV
Droit de retrait lundi 18 mars
A la suite de l'agression d'une agente technique lundi 18 mars par un élève, enseignants et personnels se sont réunis ce matin mardi 19 mars en assemblée générale de 8h à 9h pour décider de l'action à mener ce jour. 
Les agents administratifs ne peuvent pas reconduire le droit de retrait.
Les enseignants ont donc décidé de façon individuelle de poursuivre leur mouvement de protestation entamé hier.

Les enseignants sont solidaires de l'action des personnels techniques. De plus, une cellule psychologique va être mise en place à destination des personnels administratifs (une quarantaine d'agents).
Le vice-président de la Région Bourgogne, en charge des lycées et de l'apprentissage, Stéphane Guiguet (PS) s'est rendu sur place ce matin.

Des faits similaires l'année dernière
Le 22 novembre, un élève avait insulté et agressé un enseignant, ce qui avait eu pour conséquence l'application du droit de retrait de la part des personnels le lendemain.
D'ailleurs, le lycée détient un record impressionnant l'année dernière :  "En l'espace de 50 jours de cours, 180 exclusions de cours (punitions) et 115 journées d'exclusion (sanctions) de l’établissement ont été prononcées et plus de 200 heures de retenue ont été effectuées ; en l'espace de 3 semaines, l'alarme incendie de l'établissement a été déclenchée abusivement 48 fois. (...)
Pendant la journée du 12 novembre 2018, la quasi-totalité des casiers des élèves ont été dévalisés. Au déclenchement quotidien de l'alarme incendie, s'ajoutent les dégradations des systèmes incendies. Toute intervention du personnel de l'établissement nous expose à des agressions verbales ou physiques."
selon un communiqué de presse des personnels, en novembre 2018.

 
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