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Nucléaire : Greenpeace demande l'arrêt des installations concernées par les anomalies du site Areva au Creusot

Des anomalies ont été détectées dans les contrôles de fabrication à l'usine d'Areva au Creusot, en Saône-et-Loire. Cela concernerait environ 400 pièces. Greenpeace demande l’arrêt des installations nucléaires concernées.
Le logo d'Areva, géant du nucléaire français
Le logo d'Areva, géant du nucléaire français © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Areva avait annoncé fin avril 2016 que des "anomalies" avaient été détectées dans son usine du Creusot, au niveau du suivi des processus de fabrication d'équipements. Ces anomalies avaient été mises au jour dans le cadre d'un audit qualité lancé en 2015, suite à la découverte d'un défaut dans la composition de l'acier de la cuve du réacteur EPR de Flamanville (Manche) fabriquée au Creusot.

Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ces irrégularités consistent en "des incohérences, des modifications ou des omissions dans les dossiers de fabrication".
Ces anomalies concernent environ 400 pièces produites sur 10 000 depuis 1965, dont une cinquantaine seraient en service sur le parc nucléaire français, dans des centrales non précisées.

Ces anomalies ne remettent pas en cause l'intégrité des composants nucléaires forgés sur place, et qui équipent des installations dans le monde entier, a assuré Areva lors d'un point d'étape fin mai.



Quelles sont les installations concernées ?

Mais c'est insuffisant pour Greenpeace : "il est impossible aujourd'hui de préjuger de bons résultats", affirme l'ONG.
Greenpeace estime que les anomalies sont susceptibles de porter "une grave atteinte à la sûreté" et réclament "un contrôle indépendant et transparent".
L’association a demandé que la liste des pièces concernées soit rendue publique "ainsi que le détail des documents incriminés", car "seul un réexamen technique des pièces concernées peut permettre de (...) lever" les doutes sur la conformité des pièces.

Selon l'ONG, des dossiers concernent notamment "des équipements actuellement en service dans des réacteurs en exploitation à l'étranger". Outre la France, Greenpeace évoque au moins une douzaine de pays potentiellement concernés (Royaume-Uni, Etats-Unis, Brésil, etc.).

"Greenpeace demande que, dès publication de la liste des installations concernées, celles-ci soit immédiatement stoppées en attendant qu'un premier examen permette d'identifier les contrôles à effectuer, et les démonstrations complémentaires à apporter, afin de lever les doutes sur la qualité de toutes les pièces incriminées."

Rappelons que l’Observatoire du nucléaire (organisme indépendant de surveillance de l’énergie nucléaire) a déposé une plainte contre Areva au TGI de Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, pour faux, usage de faux et mise en danger de la vie d’autrui.
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