Covid : 135 euros d’amende pour les voyageurs sans masque à la gare

Depuis le 11 mai, le masque est obligatoire dans les gares et dans les trains en raison de l’épidémie de coronavirus. Les contrevenants risquent une amende de 135 euros et bien davantage s’ils récidivent. Reportage à la gare de Mâcon en Saône-et-Loire.
 

Les agents de la Sûreté ferroviaire et de la police nationale organisent des opérations coordonnées de contrôle du port du masque dans les gares SNCF.
Les agents de la Sûreté ferroviaire et de la police nationale organisent des opérations coordonnées de contrôle du port du masque dans les gares SNCF. © François Latour

Que risque-t-on si on ne porte pas de masque à la gare ou dans un train ?


Depuis que le port du masque a été rendu obligatoire dans les trains et dans les gares, la police nationale organise des opérations de contrôle coordonnées avec les agents de la Sûreté ferroviaire.

Une nouvelle infraction au Code de la santé publique a été inscrite dans le décret 2020-548 du mai 2020. Il s’agit du procès-verbal pour "non port du masque / état d’urgence sanitaire".

Les contrevenants risquent une contravention de 4e classe de 135 euros.

En cas de récidive dans les 15 jours, ils peuvent écoper d’une contravention de 5e classe de 1 500 euros.

"S’ils sont contrôlés une troisième fois sans masque dans un délai de 30 jours, cela devient même un délit puni d’une amende de 3 750 euros et passible de 6 mois d’emprisonnement", explique Alain Rousseau, commandant divisionnaire, chef-d'état major de la DDSP 71.

 Reportage de François Latour, Gabriel Talon et Margaux Martin avec Alain Rousseau, commandant divisionnaire, chef-d'état major de la DDSP 71
 

Le port du masque est-il respecté ou pas à la gare ? 


Une opération conjointe SNCF - DDSP (Direction départementale de la sécurité publique) s’est déroulée à la gare de Mâcon Centre, en Saône-et-Loire, vendredi 7 août 2020, vers 16 heures.

Ce contrôle un peu particulier a eu lieu dans le cadre d’un chassé-croisé entre les juillettistes et les aoûtiens et dans un contexte de vigilance "canicule".

"Depuis le début de nos contrôles, nous sommes  amenés à faire peu de verbalisations, car le port du masque est globalement respecté", indique Alain Rousseau.

En l’espace d’une heure, une poignée de contrevenants a écopé d’une amende pour non port du masque, les uns dans la gare, les autres à leur descente du train.






 
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