Montceau-les-Mines : nouvelle nuit de violences urbaines

De nouvelles violences urbaines ont éclaté dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 septembre à  Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et sa banlieue, opposant des dizaines de personnes à la police, a-t-on appris de sources concordantes.

Près d'une dizaine d'incendies volontaires, notamment de voitures, ont été déclenchés à partir de 21h00 environ vendredi 24 septembre et jusqu'une heure du matin, à Montceau-les-Mines et à Blanzy, commune limitrophe, a indiqué à l'AFP la maire de Montceau, Marie-Claude Jarrot (DVD). 

Mortiers d'artifice et jets de projectiles

Les policiers, arrivés sur place, ont été la cible de tirs de mortier d'artifice et de jets de projectiles, a-t-on précisé de source policière, ajoutant que trois personnes avaient été interpelées.
Des violences urbaines similaires avaient déjà éclaté dans le Bassin minier dans la nuit précédente, la police ayant dû faire usage de gaz lacrymogènes. Deux personnes avaient alors été interpellées.
La police n'a pas voulu se prononcer sur l'origine de ces incidents, mais ils font suite à la mort d'un motard, jeudi 23septembre après-midi à Saint-Vallier, également près de Montceau. Ce dernier était originaire du quartier sensible du Plessis, à Montceau, où ont eu lieu les violences urbaines. Cependant, la maire Marie-Claude Jarrot a démenti que le motard soit mort alors qu'il était poursuivi par la police. "Il n'était pas poursuivi. C'est un accident de la circulation", a-t-elle indiqué.

La maire de Montceau, Marie-Claude Jarrot, rappelle que "la Police Nationale de Montceau a demandé des renforts hier soir. Nous avons vu ce matin le Préfet, avec le maire de Blanzy, qui nous a tenu au courant du dispositif."

L'édile souhaite un retour au calme : "il faut que ça retombe. Les gens sont affolés, alors que c'est le fait d'une minorité. A la suite du décès du motard, cette colère qui est montée, qui a amené à brûler des voitures, ça n'a pas de sens ! Ça ne le fera pas revenir."

A destination des habitants du quartier, Mme Jarrot se veut rassurante, en rappelant que "la protection de la population, ça fait partie des missions de service public. Il y aura des forces de police présentes, tant que cela sera nécessaire."
 

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