Bourgogne : les préfets demandent une vigilance accrue mais n’interdisent pas les manifestations publiques

L’instauration de l’état d’urgence en France ce samedi matin accorde des pouvoirs accrus aux préfets départementaux. Ceux-ci ont fait le point ce samedi matin sur les actions qu’ils allaient mettre en place.

© Philippe Mercier / France 3 Champagne-Ardenne

Le décret instaurant l'état d'urgence en France accorde des pouvoirs importants au préfet de région. Pour faire le point sur les décisions à prendre, Eric Delzant, préfet de Bourgogne, a réuni son Etat-major restreint ce samedi matin 14 novembre, un comité comprenant l’ensemble des forces de sécurité, le procureur général, un procureur du TGI de Dijon et le recteur. 

Dans un communiqué rendu public vers 11h45, le préfet a décidé de ne pas prononcer d’interdiction générale mais annonce une vigilance accrue et renforcement de la sécurité notamment dans les lieux publics. 


Que dit le communiqué de presse du préfet de Côte-d'Or ? 

"Compte tenu de l’état de la menace sur le territoire de la Côte d’Or, le préfet de la Côte d’Or a décidé de ne pas prononcer d’interdiction générale des manifestations sportives, culturelles ou autre.

Toutefois, l’attention des organisateurs des manifestations, ainsi que celles des responsables d’établissements recevant du public doit être maximale dans le cadre du plan Vigipirate. Des patrouilles seront renforcées dans les lieux publics (centres commerciaux, gares, etc).

Le Président de la République vient de décréter trois jours de deuil national. Dans l’attente d’instructions sur les conditions de déroulement de ce deuil national, il est fait appel au sens de la responsabilité de chacun par rapport au respect de ce deuil."


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Interview d'Eric Delzant, préfet de Côte-d'Or ©France 3 Bourgogne


Le préfet de L'Yonne déconseille les déplacements vers la région parisienne


En fin de matinée, le préfet de l'Yonne,Jean-Christophe Moraud, a publié également un communiqué similaire ajoutant toutefois que "les patrouilles des forces de l’ordre ont été renforcées dès hier soir afin de  sécuriser les lieux publics, de permettre la tenue des manifestations culturelles et sportives dans l’Yonne, ce jour et demain et de contrôler les axes de communication du département.

Les principales manifestations sportives et culturelles ne sont pas remises en cause ; elles font l’objet d’une vigilance particulière dans le cadre de la posture Vigipirate en vigueur depuis janvier 2015.

La région Ile-de-France fait l’objet d’un état d’urgence renforcé. Il est donc conseillé aux personnes souhaitant se rendre à Paris et au centre de la région parisienne ce week-end de différer leurs déplacements.
"


Des manifestations déconseillées en Saône-et-Loire


Dans un communiqué de presse publié un peu avant, le préfet de Saône-et-Loire, Gilbert Payet, a fait part de mesures de mesures similaires. Il indique toutefois que "l’attention des organisateurs desdites manifestations, ainsi que des responsables des centres commerciaux, des salles de spectacle et de tous lieux rassemblant du public, est appelée sur le strict respect des mesures de sécurité, d’ores et déjà prévues par le plan vigipirate. Une vigilance accrue justifiée par l’état de la menace est demandée avec notamment le contrôle systématique des accès et l’inspection visuelle des sacs.

Tout en comprenant et en partageant l’émoi suscité par les événements de la nuit dernière et compte tenu de la mobilisation des forces de l’ordre,
toute manifestation sur la voie publique est fortement déconseillée dans l’attente d’instructions sur le deuil national décrété par le Président de la République."

Le préfet de la Nièvre appelle à la vigilance 


Jean-Pierre Condemine, préfet de la Nièvre a lui aussi renforcé la sécurité sur les sites sensibles et appelé à une grande vigilance de la part notamment des organisateurs de manifestations ou responsables de lieu accueillant du public.

Il a dit également partager "l'émoi suscité par cette tragédie qui a frappé si durement et injustement des innocents. Toutefois, compte-tenu de la mobilisation des forces de l'ordre, toute manifestation de solidarité sur la voie publique est vivement déconseillée dans l'attente de précisions sur les modalités d’organisation des trois jours de deuil national".

 




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