Saône-et-Loire : les artistes toujours mobilisés pour que les lieux culturels soient autorisés à rouvrir

Cela fait un an que le monde de la culture est à l'arrêt mais il est plus que jamais mobilisé. Les artistes occupent des théâtres, organisent des événements pour réclamer la réouverture des lieux culturels et le retrait de la réforme assurance chômage. Illustration en Saône-et-Loire.

Le théâtre de Mâcon est occupé par une trentaine d'intermittents du spectacle.
Le théâtre de Mâcon est occupé par une trentaine d'intermittents du spectacle.

En France, une centaine de théâtres et de salles de spectacles sont occupés par des intermittents du spectacle. Dans la région, c'est le cas notamment de la Scène nationale de Mâcon. Ils sont une trentaine de volontaires à se relayer sur place chaque jour pour travailler ensemble sur leurs revendications.

« Mon imaginaire est vraiment à sec et ce genre d'événement me renourrit », explique Anaïs, une artiste de rue. « C'est vraiment un mouvement citoyen et collectif qui permet de se réapproprier, réfléchir à cette crise », renchérit Lucie, artiste. 

Le reportage en Saône-et-Loire de Y. Arbaoui et D. Segal :

Saône-et-Loire : les artistes mobilisés

Le mouvement d'occupation des théâtres a débuté le jeudi 4 mars au théâtre de l'Odéon à Paris. Depuis, la mobilisation a fait tache d'huile. Ici comme ailleurs, les intermittents du spectacle réclament la réouverture des lieux de culture ainsi qu'un plan de relance de leur secteur.

Ils exigent également la prolongation de leurs droits à l'assurance chômage au-delà du 31 août prochain. En raison de la crise sanitaire, le gouvernement avait accepté d'instaurer une année blanche.

Mais les techniciens et artistes s'inquiètent de la suite des événements. Ils doivent travailler 507 heures annuellement pour pouvoir bénéficier du statut d'intermittent du spectacle et de l'assurance chômage qui en découle. Or, pas de travail et le compteur d'heures reste à l'arrêt.  Les intermittents du spectacle militent pour l'élargissement de leur mode de fonctionnement à tous les travailleurs précaires et saisonniers.

« Nous travaillons à maintenir les droits des intermittents [une mission doit rendre prochainement ses conclusions]. En aucune façon, nous ne reviendrons sur les droits des intermittents, nous les protégerons », a déclaré à la mi-mars Roselyne Bachelot, ministre de la Culture avant d'être hospitalisée pour le Covid.

 

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