Saône-et-Loire : les salariés d’Areva veulent peser sur le plan de redressement

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Écrit par B.L.

Le groupe nucléaire Areva, qui possède plusieurs sites en Bourgogne, a lancé un plan de restructuration. Les négociations portant sur le volet emploi sont en cours et les syndicats veulent avoir leur mot à dire. Ils l’ont fait savoir jeudi 3 septembre 2015.


Comment se porte le groupe Areva ?

Areva, qui est confronté à d’importantes difficultés financières, a mis en place un plan de redressement.
L’objectif est de réaliser un milliard d'euros d'économies d'ici à 2017. Cela pourrait se traduire par la suppression de 6 000 emplois (dont 3 à 4 000 en France), sur les 44 000 que compte le groupe.

Areva a cédé la majorité de sa division réacteurs à EDF. Cette transaction pourrait lui rapporter 2 milliards d'euros. Le groupe prévoit en outre de récupérer 1,6 milliard d'euros par ses propres moyens.
Mais, les syndicats s'inquiètent pour les membres du personnel qui resteraient à Areva, et notamment pour ceux des sites de Saône-et-Loire.

Que prévoient les salariés ?

Une journée de mobilisation est prévue à Paris, mardi 15 septembre 2015. Une intersyndicale invite les salariés du groupe à aller manifester devant le siège du groupe. "Des trains spéciaux et des bus se remplissent et d’ores et déjà, la mobilisation s’annonce importante", déclare la CFDT AREVA, l’UFSN CFDT et la FGMM CFDT.

De leur côté, des représentants CGT du personnel ont distribué des tracts devant les sites de Saint-Marcel, de Chalon-sur-Saône et du Creusot, en Saône-et-Loire, jeudi 3 septembre 2015.



Où en est le problème de la cuve de l'EPR de Flamanville ?

Areva occupe actuellement la une des médias, car le lancement de l'EPR de Flamanville, dans la Manche, a été reporté au quatrième trimestre 2018.

En avril dernier, on a appris qu'une "anomalie sérieuse" avait été détectée dans la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve de ce réacteur nucléaire. La cuve a été fabriquée en partie en Bourgogne. La conception et la fabrication des composants lourds du réacteur EPR de Flamanville ont représenté plusieurs centaines de milliers d'heures de travail dans les usines d'Areva en Bourgogne, à Chalon-Saint-Marcel et au Creusot.