Saône-et-Loire : quel avenir pour le haras national de Cluny ?

Le haras national de Cluny existe depuis 210 ans. / © Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE)
Le haras national de Cluny existe depuis 210 ans. / © Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE)

Le Groupement d'Intérêt Public (GIP), dont la convention a été signée en juillet 2016, se met progressivement en place bien que les décrets d'application n'aient pas encore été publiés. Certains partenaires semblent plus jouer le jeu que d'autres. L'avenir du haras national de Cluny en pâtira-t-il ?

Par Maryline Barate

Que fait le haras national de Cluny ?


Créé par Napoléon en 1807, le haras national de Cluny avait la même mission que les autres haras français : la reproduction de chevaux de race afin de fournir aux éleveurs les meilleurs étalons notamment. Aujourd’hui, comme tous ses homologues, le site bourguignon fait partie de l’établissement public « l'Institut français du cheval et de l’équitation ». L'IFCE regroupe les Haras nationaux et l’Ecole Nationale d’Equitation. Depuis 2010, il a réorienté son activité autour de la recherche, la formation et la diffusion de données techniques toujours au service de la filière équine. Les lieux accueillent également des événements sportifs ou des spectacles d'envergure nationale et internationale.

Pourquoi un Groupement d'Intérêt Public ?


Le 18 juillet 2016, le président du Conseil départemental de Saône-et-Loire, le maire de Cluny et le directeur général de l'IFCE ont signé la convention constitutive d'un Groupement d'Intérêt Public. Ils sont tous propriétaires d'une partie de ce vaste ensemble de 26 hectares. Le GIP a été baptisé Equivallée - Haras National de Cluny. L'idée est de gérer ce site main dans la main en mutualisant les personnels et les moyens. Cela devait permettre de conforter cette belle maison voire de la développer. Mais les décrets d'application tardent à être signés par le ministère de l'Agriculture.

Pourquoi certains prennent le mors aux dents ?


Autre difficulté, l'IFCE n'a pas placé tous les bâtiments lui appartenant dans le pot commun. Il faut dire que les bâtisses ont un cachet certain. C'est ainsi tout à fait par hasard que, cet automne, la municipalité de Cluny a appris que la maison du directeur avait été mise en vente sur internet. Afin de préserver la cohérence des lieux et du GIP, elle s'est portée acquéreur. Le maire souhaite acheter à l'IFCE en tout cinq bâtiments. Il a proposé un prix de 900.000 euros payable sur trois ans. Dans son esprit, ce site garderait ainsi comme raison d'être le cheval au lieu de partir au plus offrant. Il verrait bien installer dans le haras une école d'ostéopathie animale, entre autres projets.

Le reportage de D. Boutillet et R. Ho-a-Chuck avec :
  • Thierry Delsalle, responsable du Haras de Cluny – IFCE
  • Erwan Boucher, directeur d'Equivallée
  • Henri Boniau, maire de Cluny (SE)
Saône-et-Loire : quel avenir pour le haras national de Cluny ?
Le Groupement d'Intérêt Public (GIP), dont la convention a été signée en juillet 2016, se met progressivement en place bien que les décrets d'application n'aient pas encore été publiés. Certains partenaires semblent plus jouer le jeu que d'autres. L'avenir du haras national de Cluny en pâtira-t-il ?


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