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Saône-et-Loire : l'espoir d'un repreneur pour les salariés d’Allia qui ont manifesté en Suisse

Le fabricant de sanitaires Allia, qui appartient au groupe helvète Geberit, veut fermer ses sites de production en France, dont l'un se situe à Digoin, en Saône-et-Loire. Près de 400 salariés et élus ont manifesté en Suisse vendredi 21 octobre 2016. L'Etat est à la recherche d'un repreneur.
Près de 400 salariés des usines Allia de Saône-et-Loire et de l'Aube, accompagnés d'élus, ont manifesté en Suisse vendredi 21 octobre 2016. Ils protestent contre la décision de l'actionnaire suisse Geberit de fermer ses sites de production en France.
Près de 400 salariés des usines Allia de Saône-et-Loire et de l'Aube, accompagnés d'élus, ont manifesté en Suisse vendredi 21 octobre 2016. Ils protestent contre la décision de l'actionnaire suisse Geberit de fermer ses sites de production en France.
Allia est une entreprise spécialisée dans la fabrication de sanitaires en céramique. Elle possède deux usines situées l’une à La Villeneuve-au-Chêne, dans l'Aube, et l’autre à Digoin, en Saône-et-Loire.

En 2015, le rachat d’Allia par le groupe suisse Geberit avait donné aux salariés l’espoir d’un nouveau départ. Mais, en mai 2016, Geberit a annoncé la fermeture de ces deux sites industriels.

Cela représente une catastrophe économique pour les territoires concernés puisque 257 personnes vont perdre leur emploi, dont 177 sur le site bourguignon. Mais, les salariés ne se résignent pas et multiplient les actions : ils ont notamment organisé une grande marche dans les rues de Digoin en Saône-et-Loire cet été et ils ont manifesté sur le parcours du Tour de France.



"Le contact est enfin établi avec l’actionnaire"

Cette fois-ci, ils se sont rendus en Suisse pour manifester devant le siège du groupe Geberit AG vendredi 21 octobre. Sept bus ont été affrétés pour le voyage à Jona, près de Zürich. Les maires de Digoin et de La Villeneuve au Chêne étaient parmi les quelque 400 manifestants. Une délégation composée des quatre représentants des salariés au comité central d’entreprise, de leur avocat et des deux maires a été reçue pendant une heure par l’actionnaire suisse.

A l’issue de l’entretien, Fabien Genet, maire de Digoin, a salué ce premier geste de Geberit : "Le contact est enfin établi avec l’actionnaire. Nous avons tous plaidé pour qu’une vraie réflexion industrielle alternative soit lancée par le groupe avant de négocier l’accompagnement social de 260 licenciements, qui n’offre aucun espoir derrière.  Les représentants de Geberit ont accepté de transmettre le message à leur filiale française, qui selon eux, garde toute indépendance et se sont dits prêts à envisager une rencontre Geberit/ Allia/ salariés et élus."

Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'Industrie, a déclaré à France 3 Bourgogne qu'il suivait de près le dossier Allia. Ils rencontrera tous les intervenants la semaine prochaine. Christophe Sirugue, qui est aussi élu de Saône-et-Loire a précisé qu'il était à la recherche d'un repreneur dans le cadre de la loi Florange. 
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