Soing (70) : une ânesse brûlée par des produits caustiques a finalement été euthanasiée

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Une plainte a été déposée. La fondation Brigitte Bardot est saisie. L'animal a été découvert le 14 septembre par sa propriétaire en Haute-Saône. Les brûlures à l'acide ont été constatées par un vétérinaire. Malheureusement il a été euthanasié ce jeudi 20 septembre.

Par S.C

MAJ : L'ânesse a finalement été euthanasiée ce jeudi 20 septembre, en raison de ses blessures trop importantes.

Les deux ânesses de Michèle Guillotte vivent dans un pré à côté de sa maison dans une petite commune de Haute-Saône. Jeudi 14 septembre, ne voyant pas l'une des bêtes venir manger comme elle le fait chaque jour, la propriétaire constate des traces de blessures sur le pelage de l'animal.

Appelé, le vétérinaire constate que le dos, le cou, les flancs de la bête ont été arrosés d'un produit de type caustique sans doute de façon volontaire. Des blessures qui mettent en jeu le pronostic vital de l'animal écrit-il dans un certificat. "Je n'ai jamais vu ce genre d'agressions sur un animal" nous explique le vétérinaire au téléphone. 

"Je suis révoltée qu'on ait cette lâcheté de s'en prendre à des animaux inoffensifs" explique la propriétaire de l'ânesse. Depuis plusieurs jours, le vétérinaire passe soigner l'animal tous les jours. Bétadine, morphine, éther, Biafine... si les produits caustiques se sont immiscés jusque dans le sang de l'animal, il faudra peut-être l'euthanasier.

Une plainte pour cruauté sur l'animal a été déposée le 18 septembre à la gendarmerie de Dampierre en Haute-Saône. La plainte et un dossier ont été transmis à la Fondation Brigitte Bardot qui devrait se constituer partie civile. 

Au mois d'août en Bourgogne, une éleveuse de chiens avait incendié le berger allemand de son compagnon. Fudji le berger allemand n'avait pas survécu. La femme a été condamnée par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône, à 2 ans de prison, dont 1 avec sursis.
 

Quelles peines en cas de maltraitance et cruauté sur un animal ?

La personne qui exerce publiquement ou non des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou qui commet un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisés, ou tenu en captivité, est punissable de :

  • 2 ans de prison
  • et 30 000 € d'amende.

Le juge peut prononcer, à titre complémentaire, l'interdiction définitive ou provisoire de détenir un animal.

En cas de maltraitance, il faut contacter : les autorités (gendarmerie, commissariat de police, services de la préfecture...), les services vétérinaires de la direction départementales de protection des populations, une association de protection animale.

Source : www.service-public.fr
 

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