Tatouage et piercing : comment les professionnels s’adaptent aux nouvelles mesures sanitaires ?

Après deux mois de chômage technique dû au confinement, les professionnels du tatouage et du piercing ont pu reprendre leurs activités dès le lundi 11 mai 2020. Comment se sont-ils adaptés aux nouvelles mesures sanitaires ? Exemple avec Julien, tatoueur à Paray-le-Monial, en Saône-et-Loire.
 

Julien, tatoueur de La Boutique Kipik à Paray-le-Monial
Julien, tatoueur de La Boutique Kipik à Paray-le-Monial © NZ / France 3 Bourgogne

Les salons de tatouage et piercing fermés pendant le confinement

Pendant toute la durée du confinement, les salons de tatouage et piercing étaient à l’arrêt complet.

Comme beaucoup d’autres professionnels accueillant du public, ces établissements ont fait l’objet d’une interdiction d’ouverture par le gouvernement.
Depuis le lundi 11 mai 2020, l’activité est autorisée à la condition du respect de nouvelles mesures sanitaires.
 

Chez Julien, tatoueur à Paray-le-Monial en Saône-et-Loire

Le ton est donné dès que j’arrive devant le salon de tatouage et piercing  La Boutique Kipik  de Julien : une chaise barre l’entrée du salon.
Une fois ma présence détectée, il m’invite à pénétrer dans son salon avec l’obligation de porter un masque.
Vient ensuite la désinfection des mains puis, après un demi-tour sur moi-même, je lui présente le dessous de mes chaussures afin qu’elles soient également désinfectées.

Les règles d’hygiènes instaurées pour la réouverture des salons de tatouage, Julien les pratiquait déjà avant la pandémie.
Il travaille depuis toujours avec des gants et un tablier.

Je fais partie d’une génération où on est plus habitué à ça…on a grandi avec les virus… on fait plus attention, on est vigilants…

Les nouvelles règles pour lui, c’est la désinfection des chaussures, des mains des clients ainsi qu'un nettoyage plus approfondi du salon le soir.

On prend plus de précautions qu’avant !

Dans leur vie quotidienne, Julien et sa femme restent très vigilants à la propagation du virus et ils ont instauré un protocole avant de rentrer chez eux et de retrouver leurs enfants.

On a un petit sas devant l’entrée où les enfants ne passent pas et on a mis des bacs pour nos affaires, des sacs poubelles pour nos habits, on ne fait pas les machines en même temps…On fait attention à nous et à nos enfants…

Malgrè cet épisode exceptionnel, la clientèle est restée fidèle au salon.
Les rendez-vous prévus pendant la période de confinement se sont naturellement décalés sur septembre et octobre.

Kurama (grand fan de mangas) fait partie des clients qui n’ont pas eu peur de revenir au salon de Julien dès la réouverture.
Après un premier tatouage réalisé à La Boutique Kipik, il revient aujourd'hui pour en effectuer un second.
Kurama au salon La Boutique Kipik pour son second tatouage
Kurama au salon La Boutique Kipik pour son second tatouage © NZ / France 3 Bourgogne

Je l’ai retrouvé sur le fauteuil de Julien, le bras tendu et son tatouage en cours de réalisation :
Je suis fidèle à la boutique, parce que j’ai été bien accueilli et que niveau propreté, il n’y a rien à redire !


Une crise anticipée

Depuis mi-janvier, Julien et sa femme, tatoueuse à Roanne, avaient vu venir la crise.

Il va se passer quelque chose, c’est sûr !

Fort de ce pressentiment, ils ont donc fait, à cette époque, des stocks de gants et masques.

Bien avant le confinement, ils ont décidé de se mettre en « mode privé », c’est-à-dire de ne pas avoir plus d’une personne dans la boutique et uniquement sur rendez-vous.
La fermeture administrative n’a donc pas été un choc pour eux.

Une grande partie de leurs stocks de gants et de masques, Julien et son épouse les ont offert aux infirmières libérales.
 

Les règles d’hygiène chez les tatoueurs

Dans cette profession, de nombreuses règles sanitaires existent déjà.

Depuis 2008, Les règles d'hygiène et de salubrité sont définies dans le code de la santé publique (Article R1311-4) :

La pratique du tatouage doit s'exercer dans le respect des règles générales d'hygiène et de salubrité, suivant les deux principes suivants :
Julien, tatoueur de La Boutique Kipik à Paray-le-Monial
Julien, tatoueur de La Boutique Kipik à Paray-le-Monial © NZ / France 3 Bourgogne

Le Syndicat National des Artistes Tatoueurs (SNAT) a fait paraitre un protocle pour cette profession dans le souci de limiter au maximum la propagation du virus.

Ce protocole sanitaire est mis à disposition des professionnels du tatouage et a été relu par le Ministère des solidarités et de la santé le 8 mai 2020.
Il présente des recommandations applicables exclusivement en complément des strictes règlementations sanitaires en vigueur, et en l'absence de toute restriction territoriale spécifique (par arrêté préfectoral ou municipal).

Ce protocole suivant repose sur 3 principes :Le protocole contre le Covid-19 dans son intégralité :

Protocole contre le Covid-19 du Syndicat National des Artistes Tatoueurs

Covid-19 & Tatouage : Les mesures prises par les tatoueurs pour la reprise des activités


Des tatouages inspirés par le coronavirus ?

Pour le moment, aucun client n'a demandé à Julien un tatouage en relation avec le virus.

Le seul tatouage rencensé en France sur ce thème a été effectué à Marseille.
C'est un jeune homme de 29 ans qui s'est fait tatouer en bas de la cuisse le portrait du professeur Raoult "par provocation" !
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