1/4 de finale de la Coupe de France : l'ASM Belfort affronte une équipe de Rennes en doute

Les Belfortains (ici lors de leur qualification face à Montpellier) affrontent le Stade rennais en quart de finale de Coupe de France, ce mardi 11 février. / © Lionel VADAM/MaxPPP
Les Belfortains (ici lors de leur qualification face à Montpellier) affrontent le Stade rennais en quart de finale de Coupe de France, ce mardi 11 février. / © Lionel VADAM/MaxPPP

Après plusieurs exploits lors des tours précédents, l'ASM Belfort reçoit le Stade rennais, ce mardi 11 février à 20h55, à l'occasion des quarts de finale de Coupe de France. Les Belfortains pourraient profiter de la mauvaise période des tenants du titre, marquée par l'éviction de leur président.

Par AB avec AFP

Seul en première ligne : Julien Stéphan a survécu à la cohabitation tendue avec l'ex-président de Rennes Olivier Létang mais l'entraîneur doit désormais assumer seul la pression des ambitions rennaises, ce mardi 11 février en quart de finale de Coupe de France (20h55) face aux amateurs de Belfort (N2).

Passé proche d'un limogeage cet automne, quand sa direction lui avait posé un ultimatum sur trois matches "pour sauver (son) poste", le jeune technicien de 39 ans apparaît renforcé par l'éviction de Létang, avec qui les relations n'étaient "pas toujours harmonieuses"

Mais Stéphan doit désormais faire front à la tête du Stade rennais (3e de Ligue 1), avec l'ambition de gagner une deuxième Coupe de France d'affilée : "La pression fait partie du métier, il faut l'accepter et vivre avec", a assuré l'entraîneur après la décision de la famille Pinault, actionnaire du club depuis 1998, de limoger Olivier Létang vendredi dernier.

Des organismes émoussés

"Aujourd'hui, je n'ai pas plus de pression que lorsque j'ai récupéré l'équipe en décembre 2018, qu'elle était 14e à quatre points du barragiste et que j'entendais parler d'une potentielle relégation", a ajouté Julien Stéphan. 

Je n'ai pas plus de pression non plus que fin novembre, lorsque j'avais trois matches pour sauver mon poste et que je voyais des noms fleurir dans la presse pour venir me remplacer.

Après une campagne européenne ratée et un passage à vide en championnat, l'équipe avait enchaîné les victoires, remontant de la 12e à la 3e place en Ligue 1. Un podium consolidé en janvier mais fragilisé la semaine dernière, où Rennes n'a pris qu'un point sur les six possibles et a vu Lille revenir à une longueur.

Vu l'enchaînement de matches, les organismes sont émoussés et les blessures se succèdent. Si Eduardo Camavinga, plus reposé, et Raphinha, remis de ses douleurs au dos, semblent opérationnels à Sochaux pour affronter Belfort, Jérémy Morel est blessé et le capitaine Damien Da Silva, qui souffre à une cuisse, est incertain.
 
 

"Tous choqués"

Les esprits sont aussi un peu perturbés par le limogeage de Létang, en particulier pour les joueurs que le dirigeant avait personnellement recrutés. "Il y a eu beaucoup d'incompréhension", a déclaré Da Silva samedi soir. "On a tous été choqués de cette décision", a ajouté Morel. Pour Stéphan, il faut que "l'esprit de compétition l'emporte sur tout"

D'autant qu'il ne s'attend pas à une promenade de santé contre les amateurs de Belfort, qui ont marqué trois buts contre Nancy (L2, 3-1) et se sont qualifiés aux tirs au but contre Montpellier (L1) dans les tours précédents. "Les exploits, ils sont capables de les faire. On aura une équipe surmotivée en face de nous, un stade quasi plein, il aura forcément une ferveur très forte autour de cette équipe, qui le mérite", prévient-il.
 

Pour autant, le tenant du titre n'a pas l'intention de faire du sentiment. C'est la première fois depuis 16 ans que Rennes atteint les quarts de finale de Coupe de France deux années de suite, et l'équipe n'a pas l'intention de s'arrêter là. Tel est le défi que doit relever Julien Stéphan, seul en première ligne.

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