Belfort : Alex Tréma, street-artiste, cachera ses œuvres dans toute la ville

Le projet d’art « TaKe Me », lancé les 13 et 14 novembre 2021, arrive à Belfort après avoir conquis Paris, New-York ou encore Madrid. 24 enveloppes avec des pochoirs seront disséminées dans les rues de la cité du Lion, et pourront être trouvées par les visiteurs.

 Revenir sur les lieux de son enfance. Parcourir les rues, à la recherche de souvenirs, mais aussi errer au hasard à Belfort. C’est ce que s’apprête à réaliser Alex Tréma, street-artiste, pour son projet Take Me, les 13 et 14 novembre 2021.

Après New-York, Rome ou Paris, c’est dans la cité du Lion que le pochoiriste dispersera ses œuvres. Sur les murs, vingt-quatre enveloppes avec l’inscription « Take Me », « Prends-moi » en bon français, seront accrochées dans les rues de Belfort, ville natale du pochoiriste. A l’intérieur : un texte et une œuvre, à l’effigie d’un personnage, bien connu en Franche-Comté. Alex Tréma explique : « J’ai essayé de prendre quelqu’un de mythique. J’ai longtemps hésité avec Tahar Rahim pour Belfort, mais j’ai choisi de réaliser des portraits d’Hubert-Félix Thiéfaine. Ce chanteur représente la Franche-Comté au sens large, et c’est quelqu’un qui m’inspire beaucoup ». L’enveloppe sera collée, de telle sorte à ce qu’on ne voit pas l’œuvre de l’artiste. Surprise.

Reportage d'Aline Bilinski et de Lilia Aoudia. Montage d'Emmanuel Blanc.

Au petit bonheur, la chance

« Belfort, c’est sans doute la seule ville où je n’aurais pas besoin de repérer les lieux ! Je m’adapterai juste à la météo », rit le Comtois, qui habite désormais la région parisienne. Un retour qu’Alex Tréma attend, avec impatience : « Je suis hyper content, je sens les émotions monter, à la veille de ce projet. C’est une ville dans laquelle j’ai des amis, des attaches. » Le street-artiste pourrait aussi se laisser porter aussi par le hasard : « J’en mettrai peut-être une dans le bus ! ». En toute discrétion.

Pour Alex Tréma, l’objectif, c’est la « co-création d’une œuvre ». Une idée que le pochoiriste avait dès les débuts du projet, à New York, en 2014. « J'avais envie de coller des affiches, activité que je préférais au départ. Mais je n'avais pas forcément de retours directs. Et aspect pratique : un pot de colle, et des grandes affiches, c'est quand même compliqué à transporter ! », lance-t-il.

Comment échanger alors avec des passants ?  Le street-artiste détaille ainsi : « Dans la pochette, il y aura des instructions : il faudra prendre en photo la pièce avec une mise en scène. Les curieux qui trouveront mes enveloppes sont libres de choisir... ». Un moyen de tisser des liens par l’art. L’artiste raconte : « Les personnes qui me répondent sont sensibles au fait de recevoir de l’art, de manière inopinée. Sans chercher à en avoir. » D’ailleurs, le Belfortain prévient : « C’est rarement celui qui cherche, qui trouve mes enveloppes ! »

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