L’école d’art de Belfort crée son jardin suspendu

© France 3 Franche-Comté / Eric Debief
© France 3 Franche-Comté / Eric Debief

Depuis septembre dernier, l’école d’art de Belfort propose des ateliers d’initiation au jardinage et à la botanique. Un projet  « d’écologie appliquée », pionnier en France, qui devrait déboucher sur la réalisation d’un jardin suspendu sur les remparts de la ville.

Par Maxime Meuneveaux

Une à deux fois par semaine, c’est le même rituel : un groupe d’élèves de l’école d’art Gérard Jacot se retrouvent dans l’une des salles voûtées de l’ancienne caserne transformée en lieu d’enseignement des arts plastiques. L’occasion d’une petite introduction sur la thématique de l’environnement et des végétaux. De la théorie donc, mais aussi de la pratique : car rapidement, ils passent à l’action. Direction les hauteurs de l’un des remparts Vauban situé juste derrière l’école. Un terrain de 1200 m2 mis à disposition par la Ville.
 
L’école d’art de Belfort crée son jardin suspendu
Avec Tanguy Bartholet, élève à l'école d'art de Belfort, Noémie Roche, étudiante, section Art visuels et Pauline Gillard, responsable pédagogique. Reportage de Maxime Meuneveaux, Eric Debief, Amélie GOiffon et Marie Baschung.


Troquer les pinceaux pour des pioches

Là, les élèves troquent leurs crayons et leurs pinceaux pour d’autres outils : pioches, bêches ou râteaux ou arrosoirs. Sous les conseils de Pauline Gillard, responsable pédagogique, ils grattent le sol, puis procèdent à leurs premières plantations de l’année. Ce jour-là, ce sont des graines de pavot et d’amarante, une plante originaire d'Amérique centrale.


Un jardin suspendu en plein centre-ville

D’autres plantes, mais aussi des aromates et des légumes, et même des arbres fruitiers doivent y être plantés. Des ruches et un système d’irrigation sont aussi prévus. À terme, c’est un véritable jardin suspendu qui devrait voir le jour sur ce terrain perché à plus de 10 mètres du sol.  « L’objectif, c’est de leur permettre de comprendre que la nature peut aussi être une source d’inspiration pour leurs créations artistiques », explique Pauline Gaillard, qui porte le projet depuis plus d’un an.


Reconnaissance nationale

Un projet novateur, qui vient d’être reconnu par la Fondation de France dans le cadre de son programme « transition écologique, ici et ensemble 2018 ». La fondation a débloqué environ 40 000 euros sur 3 ans pour soutenir le projet. Un projet qui intéresse déjà d’autres écoles d’art en France. Et qui pourrait faire de Belfort une ville de référence en « écologie appliquée ».

L’école d’art de Belfort en chiffres

  • 500 élèves
  • 12 enseignants
  • 30 ateliers de pratique liés aux arts plastiques
  • 2 formations professionnelles : arts visuels et arts graphique
  • 1 préparation art public APPEA
  • 1 classe préparatoire
  • 1 lieu d’exposition: « La Cantine d’art contemporain »
  • 1 centre de documentation spécialisé
  • 1 auditorium
  • Et bientôt… 1 jardin suspendu !

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