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“General Electric est prêt à vendre”: à Belfort, les syndicats de GE évoquent pour la première fois la nationalisation

Dimanche en politique en direct de Belfort au lendemain de la manifestation de soutien aux salariés menacés par le plan social de General Electric / © f3fc
Dimanche en politique en direct de Belfort au lendemain de la manifestation de soutien aux salariés menacés par le plan social de General Electric / © f3fc

Au lendemain de la manifestation d'ampleur pour soutenir les salariés menacés de licenciements, les syndicalistes du groupe américain en appellent à l'Etat et envisagent pour la première fois la nationalisation ou la vente de l'usine à des investisseurs français.

Par Jérémy Chevreuil

"Si General Electric affirme clairement qu'il veut fermer Belfort, j'ai envie de dire 'Rendez-nous Althomme' (...) On nationalise ou des investisseurs français peuvent capitaliser et reprendre l'entreprise".

Invité de l'émission Dimanche en politique ce 23 juin, Philippe Petitcolin, porte-parole de l'intersyndicale et délégué CFE-CGC, en appelle directement au Président de la République.

"M. Macron a une opportunité unique: soit il laisse faire General Electric qui tue Belfort, soit il transforme ce carnage annoncé en avenir industriel radieux pour Belfort", poursuit le syndicaliste.

"Ils ont un gros problème de dette, assure Philippe Petitcolin, à propos de la multinationale américaine, qui a officialisé le 28 mai un plan social d'un millier d'emplois, principalement à Belfort. Il y a deux filières qui marchent très bien et qu'ils veulent garder, l'aviation et santé, et dans les énergies, le renouvelable et éventuellement le gaz, et tout le reste ils veulent vendre".

Il y a beaucoup d'argent à se faire

"Aujourd'hui il y a une opportunité pour les investisseurs, certifie le délégué CFE-CGC. General Electric est prêt à vendre. Donc l'Etat ou d'autres investisseurs pourraient se positionner sur les métiers qu'il y a à Belfort, pour garantir la pérennité du site, et parce que le marché de l'énergie a de l'avenir et qu'il y a beaucoup d'argent à se faire". Selon lui, le seul problème, c'est que "General Electric ne veut plus investir. La seule stratégie c'est supprimer les usines, licencier les gens, délocaliser l'activité dans les pays à bas coût, et cela va conduire à la destruction du business."
 


Egalement sur le plateau de notre émission de débat, Dominique Balduini, président de la Vallée de l'énergie, association qui fédère les entreprises du secteur dans le nord Franche-Comté, approuve: "On ne peut pas ne pas envisager une aide de l'Etat pour assurer l'avenir des unités de Belfort."

"C'est l'occasion de prouver que le gouvernement a la volonté d'industrialiser notre pays (...) Ce sont les grands groupes qui déceident de la politique industrielle en France, c'est franchement inacceptable", estime de son côté Marie-José Fleury, la présidente des Vitrines de Belfort.

L'intégralité de l'émission, à laquelle participait également le délégué Sud Francis Fontana, est à revoir sur la page de Dimanche en Politique.

 

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