Inauguration de la voie d'essais Alstom à Belfort : des investissements pour l'emploi et l'industrie ferroviaire

L'inauguration s'est déroulée ce mercredi 3 avril 2019, sur le site d'Alstom en présence de la Préfète du Territoire de Belfort, Sophie Elizéon, et de nombreux élus. / © France 3 Franche-Comté
L'inauguration s'est déroulée ce mercredi 3 avril 2019, sur le site d'Alstom en présence de la Préfète du Territoire de Belfort, Sophie Elizéon, et de nombreux élus. / © France 3 Franche-Comté

En présence de la Préfète du Territoire de Belfort et des élus locaux, la nouvelle voie d’essais N°51 a été inaugurée ce mercredi 3 avril 2019. Elle permettra de développer les activités d’Alstom à Belfort et de créer des emplois. Coût de l’investissement : 1 027 200 euros.

Par Vanessa Hirson

Deux ans après le début des travaux, cette inauguration marque une nouvelle étape pour le développement de l'industrie ferroviaire en France. En effet, la voie N°51 est un véritable trait d’union entre le bâtiment de maintenance des matériels roulants d’Alstom et le réseau ferré national.

Ces travaux ont consisté à électrifier la voie d’essais de 850 mètres, qui sera pilotée à compter de juin 2019 par la Poste d’Aiguillage Informatisé de Belfort, et à mettre aux normes la voie pour des circulations des trains à 60km/h

Au-delà de l’aménagement technique, ce projet permettra le développement des activités d’Alstom. 150 personnes pourraient à terme y travailler. Cette nouvelle voie contribue à faire d’Alstom Belfort, un centre européen de la maintenance du matériel roulant comme le souhaitent les élus, Alstom mais aussi les représentants syndicaux.
 


L’investissement a coûté 1 027 200 euros. L’Etat a participé à hauteur de 250 000 euros, la Région Bourgogne-Franche-Comté, 300 000 euros, le département du Territoire de Belfort, 100 000 euros, le Grand Belfort 100 000 euros, la SNCF Réseau 177 200 et Alstom : 100 000 euros.
 

Il faut sauver Alstom


En 2016, le site d’Alstom Belfort est menacé de fermeture, les carnets de commande sont vides, les syndicats appellent les salariés à faire grève. Plusieurs milliers d"Alsthommes" et d’anonymes défilent alors dans la rue. Pour les soutenir, il y a les commerçants qui baissent leur rideau de fer et puis il y a les élus. Le maire de Belfort, Damien Meslot, le sénateur Cédric Perrin, le président du Département Florian Bouquet… Tous somment l’Etat de faire des propositions.

Ce sera chose faite avec la présentation par le secrétaire d’Etat à l’industrie de l’Epoque, Christophe Sirugue, d’un plan de sauvetage du site. Parmi les propositions, l’aménagement d'un nouveau bâtiment industriel consacré à la maintenance des rames TGV, qui doit faire de Belfort un centre européen de référence dans ce domaine. Le 6 février 2017, une convention de financement pour la modernisation de la voie d'essais sur le site d'Alstom à Belfort est signée par la préfecture et le Département du Territoire de Belfort, la Région Bourgogne-Franche-Comté, l’agglomération ainsi qu’Alstom et la SNCF Réseau.
 
Romulad Gicquel, directeur du site d'Alstom à Belfort
A quoi va servir cette nouvelle voie ?


 

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