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Vendenesse-lès-Charolles : la réouverture d'une boucherie fait la joie des habitants

Alexandre Farjaud sert ses produits directement aux clients. / © Anthony Borlot
Alexandre Farjaud sert ses produits directement aux clients. / © Anthony Borlot

La boucherie de Vendenesse-lès-Charolles, en Saône-et-Loire, a pu rouvrir ses portes depuis samedi 13 avril suite à la collaboration de plusieurs producteurs bovins. Une initiative qui a enthousiasmé les habitants du village.

Par Chloé Frelat

L'unique boucherie du village de Vendenesse-lès-Charolles a failli fermer. Mais c'était sans compter sur sept producteurs de bovins locaux qui se sont associés il y a un peu moins de quatre mois afin de relancer l'activité dans la commune. Grâce à leur union, la viande et la charcuterie ne font que quelques kilomètres pour arriver dans le commerce.

Dès sa réouverture, les clients se sont bousculés pour acheter des produits. L'un d'entre eux n'a pas hésité à faire quinze kilomètres pour participer à l'initiative. "Ça me paraît important", confie-t-il. 
Un autre consommateur a salué l'action des agriculteurs car, selon lui, "la disparition d'un commerce dans un village c'est une mort lente"
 
Vendenesse-lès-Charolles : la réouverture d'une boucherie fait la joie des habitants
La boucherie de Vendenesse-lès-Charolles, en Saône-et-Loire, a pu rouvrir ses portes depuis samedi 13 avril suite à la collaboration de plusieurs producteurs bovins. Une initiative qui a enthousiasmé les habitants du village. - France 3 Bourgogne - Maxime Bayce, Anthony Borlot, Chantal Gavignet


C'est d'ailleurs ce qui a principalement motivé Alexandre Farjaud, un éleveur bovin qui a toujours vécu dans le village. "Si on n'avait pas sauté le pas, peut-être qu'on aurait continué une petite désertification commerce par commerce. C'est à nous, habitants ruraux, de relancer la machine" ajoute-il. 
 

Un circuit court profitable aux éleveurs

L'ancien boucher, Robert Touillon, est quant à lui rassuré. "C'est l'avenir à mon avis. Les gens sont de plus en plus demandeurs de produits locaux donc je pense que ça marchera", partage-t-il avec optimisme. 

En plus de relancer l'activité dans la commune, l'association de ces producteurs leur permet d'augmenter leurs revenus car il n'y a plus d'intermédiaires. "On produisait et le prix c'était au bon vouloir de l'acheteur", explique l'éleveur Jean-Marc Bouchot. Il ne savait plus trop pourquoi il travaillait. Maintenant, le contact avec les clients lui est devenu primordial. "Aujourd'hui, on se lève le matin, on identifie les consommateurs et ça c'est très cher à nos yeux". 

Selon les chiffres du ministère de l'Agriculture, un éleveur sur dix vend au moins une partie de sa production en circuit court en France. 
 

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