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VIDEO. La maison de santé de Nozeroy dans le Jura cherche toujours un médecin

© Jean-Louis Saintain
© Jean-Louis Saintain

Pour attirer un nouveau généraliste, le personnel de la maison de santé du plateau de Nozeroy dans le Jura a réalisé une vidéo humoristique à la manière de la série "Bref". Un an après, malgré le succès du clip sur les réseaux sociaux, la structure n'a reçu aucune candidature

Par Claire Schaffner

Médecins, infirmières et secrétaires s'étaient mis en scène il y a un an dans une vidéo humoristique. Leur objectif : faire connaître la maison de santé du plateau de Nozeroy et son environnement et surtout recruter un voire deux nouveaux généralistes. Le clip a été vu 70 000 fois et depuis... rien, pas une seule candidature !
 

Pourtant, la salle d'attente déborde de patients qui viennent de plus en plus loin. 2 500 personnes se font soigner ici. C'est deux fois plus qu'il y a cinq ans. Avec les départs en retraite successifs des généralistes des villages alentours, le secteur est touché par la pénurie de médecins. 
 
Nozeroy (Jura) : la maison de santé cherche d'urgence un médecin
La pénurie de médecins généralistes en milieu rural se fait de plus en plus sentir. Dans le Jura, l'équipe de la maison de santé de Nozeroy avait innové en réalisant un clip vidéo humoristique sur le modèle de "Bref" pour attirer un nouveau médecin. Si la vidéo a été visionnée et partagée des milliers de fois sur internet, un an plus tard, aucun candidat ne s'est présenté... Alors que l'un des deux médecins généralistes en poste sera bientôt à la retraite, le besoin est de plus en plus urgent. Reportage Lucie Thiery, Jean-Louis Saintain avec Laura Pidoux Secrétaire médicale Lise-Marie Deschamps Médecin généraliste Laurence Deboskre Coordinatrice de la maison de santé


Les deux médecins déjà en poste craignent de devoir bientôt refuser du monde. Et le personnel de la maison de santé craint que la situation s'aggrave : un des deux praticiens de la structure sera bientôt lui aussi en âge de partir à la retraite.

"On a quand même une échéance d'ici deux ou trois ans pour trouver quelqu'un, précise Laurence  Deboskre, coordinatrice de la maison de santé. Hormis le fait que ça va saturer au niveau des consultations, ça risque de mettre en péril la maison de santé. S'il n'y a plus de généraliste, on perd notre label."


La structure trouve régulièrement des remplaçants pour des courtes périodes mais aucun n'envisage de s'installer à long terme. En cause notamment : le manque de perspectives professionnelles pour les conjoint.es comme l'explique le Dr Lise-Marie Deschamps :

"Il y a tellement de place partout où c'est plus simple de s'installer... le médecin a besoin d'être bien où il va travailler mais finalement c'est le conjoint ou la conjointe qui va faire qu'il va s'installer dans tel ou tel endroit."





 

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