Passage à niveau de Jonches : la famille des victimes dit sa douleur et son incompréhension

Le passage à niveau de Jonches près d'Auxerre, dans l'Yonne
Le passage à niveau de Jonches près d'Auxerre, dans l'Yonne

Un accident survenu le week-end dernier au passage à niveau de Jonches dans l’Yonne a fait deux morts, deux automobilistes qui sont entrés en collision avec un train. Pour la famille, deux vies ont été "perdues par l'indécision et la comptabilité nationale".

Par B.L.

Le maire d'Auxerre Guy Férez était l’invité de nos confrères de France Bleu Auxerre mardi 16 janvier, deux jours après l'accident mortel entre un TER et une voiture au passage à niveau de Jonches. Ce site est classé comme le 11e plus dangereux de France. Il y a 7 ans déjà, une collision s'était produite entre un train et un bus scolaire. Par ailleurs, malgré divers aménagements de sécurité, d’autres blessés et accidents matériels y ont été recensés.



Ce passage doit être supprimé depuis 2010. Alors, pourquoi les travaux n’ont-ils pas encore débuté ?
"Ce projet de suppression du passage à niveau par le contournement de Jonches est porté par l’Etat. Je ne veux pas charger qui que ce soit", a déclaré Guy Férez.
"Ce que je constate, c’est qu’une décision ministérielle avait été prise en 2012, un calendrier avait été fixé et il indiquait que les travaux pouvaient débuter en 2018. Du retard a été pris. C’est pourquoi j’ai saisi la ministre des Transports pour que la suppression du passage à niveau de Jonches devienne une urgence absolue. Je l’ai saisie hier ((lundi 15 janvier) et j’attends une réponse rapide", a rappelé le maire d’Auxerre.

"Il faut faire un point sur les procédures pour voir où en est le projet aujourd’hui, est-ce qu’il est définitivement prêt", a-t-il précisé.
"Si le dossier est prêt, il suffit de lancer la déclaration d’utilité publique et les travaux pourraient débuter soit en fin d’année, soit en 2019. Mais, je suis très prudent", a ajouté Guy Ferez.

Entendez ma douleur !


Les propos du maire d’Auxerre ont fait bondir Patrick Colinot, le compagnon de Virginie Collin et le beau-père du jeune homme décédé dans l’accident.

"Comment pensez-vous que je puisse entendre de tels propos, alors entendez ma douleur ma tristesse, l'horreur de deux vies perdues par l'indécision et la comptabilité nationale. Trois ans pour un courrier de quelques pages quelle honte, malgré tout le respect que je vous dois, je demeure dans la douleur et l'incompréhension", déclare Patrick Colinot dans un message Facebook.

 

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