Témoignage : l’acteur avait investi dans des chambres d'hôtes, il va peut-être tout perdre avec la crise du covid

C’est l’histoire d’un rêve qui s’est transformé en cauchemar. Un acteur et sa femme ont acheté un manoir dans l’Yonne pour en faire des chambres d'hôtes. Mais, la crise économique liée à l’épidémie de Covid-19 les a mis KO.
 

Le Manoir de l’Onde, à Villeperrot, dans l'Yonne.
Le Manoir de l’Onde, à Villeperrot, dans l'Yonne. © Sébastien Kerroux

A 39 ans, Paco Boublard a déjà beaucoup tourné pour le cinéma et la télévision.
Vous l’avez peut-être aperçu dans Les Beaux Mecs, Julie Lescaut, Commissaire Moulin, Navarro, RIS police scientifique, etc.

Il y a deux ans, il décide de mettre sa carrière entre parenthèses pour se lancer dans une nouvelle aventure, l’hôtellerie.
Avec sa femme, il cherche "une maison avec du cachet au bord de l’eau". Le couple découvre la région de l’Yonne qu’il ne connaissait pas. Paco Boublard et son épouse tombent "fous amoureux" du Manoir de l’Onde, situé à Villeperrot, tout près de Sens et à moins de deux heures de Paris.

Le couple décide d’investir 315 000 euros dans la maison de maître et le parc pour y installer des chambres d'hôtes et un terrain de camping. 
"On a eu un coup de cœur et on s’est dit qu’ il y avait quelque chose à faire.  C’est une maison de 1857 avec une histoire incroyable. Avec ma femme et mes enfants, on voulait lui redonner vie et que les gens puissent venir et partager des moments heureux avec nous."

 

Au début, tout va bien et les clients sont au rendez-vous. Mais, ensuite, Paco Boublard fait face à "beaucoup de mauvaises surprises", car "il y a énormément de travaux à réaliser".
Le scénario commence à mal tourner avec la crise des Gilets Jaunes, qui décourage de nombreux visiteurs parisiens.
Résultat : quand la crise sanitaire du Covid-19 arrive, c’est le coup de grâce.

Aujourd’hui, il n’y a pas de clients et les trois Mobil home installés dans le parc sont vides. "On n’a plus de réservations jusqu’en septembre, alors que ça fait un an et demi que je me bats du matin au soir", dit Paco Boublard.
Comme dans un mauvais scénario, il se retrouve avec plus de 12 000 euros de crédits et de factures à régler d’ici un mois. "On ne va pas pouvoir payer. Le manoir et tous les projets qu’on avait, c’est terminé", dit-il.

Le cas de Paco Boublard est loin d’être exceptionnel. Selon la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), 5 à 10% des entreprises de Bourgogne-Franche-Comté sont aujourd'hui en grande difficulté. L'hôtellerie et la restauration sont les principales victimes de la crise économique créée par le Covid.
Faute de trésorerie, beaucoup de petites entreprises de la région risquent de devoir mettre la clé sous la porte. Pour éviter d'en arriver là, le syndicat patronal demande "de la souplesse" et réclame des arrangements au cas par cas.

 
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