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Extraction de sable: « Nous avons été entendus, nous sommes désormais soutenus »

Les opposants à l’extraction de sable en baie de Lannion signent une première victoire dans ce dossier qu’ils combattent depuis plusieurs années. Après que la CAN ait annoncé la suspension des extractions jusqu’à novembre, ils soulignent les dégâts déjà constatés par les pêcheurs.
Nouvelle manifestation lundi 12 septembre des opposants à l'extraction de sable coquillier en baie de Lannion par la CAN.
Nouvelle manifestation lundi 12 septembre des opposants à l'extraction de sable coquillier en baie de Lannion par la CAN. © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME
« Nous avons déjà constaté des dégâts sur la dune, dus aux deux premières extractions » souligne Joël Lejeune, le président de Lannion Tregor, satisfait de la réaction de Ségolène Royal, « qui a été très positive », et de l’annonce de la suspension des extractions.

« La CAN a entendu le message et suspend jusqu’à novembre dans un souci d’apaisement, mais nous nous souhaitons la suspension définitive, donc nous poursuivons nos actions » précise Joel Lejeune.

« C’est une grande satisfaction, c’est une première victoire, et je pense que c’est grâce à la manifestation de dimanche dernier, qui a été un large succès » estime Etienne de Saint Laurent, de la fédération Sauvegarde du Trégor, « Ségolène Royal aurait pu bouger il y a bien longtemps ».

Ils vont jouer au chatet à la souris


La ministre de l’Environnement a lancé une inspection des conditions d’extractions, « qui est nécessaire » estime le maire de l’agglomération de Lannion Trégor, « mais nous attendons surtout le résultat de plusieurs études, et nettement sur l’exploitation d’un autre gisement, situé à 40 kilomètres plus au nord. » 

« Ils vont jouer au chat et à la souris » estime Etienne de Saint-Laurent, par ailleurs président de Plestin Environnement, « ils vont retarder un peu, mais ils ont toujours l’objectif de retirer le sable de cette dune »

Un nouveau référé

Malgré l'annulation du référé par le tribunal administratif de Rennes, un nouveau référé sera déposé par le Peuple des Dunes. Mais cette fois, les travaux auront commencé. Et puis, selon Yves-Marie le Lay, du collectif du peuple des Dunes,  "il y a assez d'éléments d'étude pour savoir qu'il ne faut pas la faire, cette extraction".

La CAN aurait elle-même fait établir un "état de référence" par un cabinet de Fouenant, In Vivo, "qui sur certains aspects, notamment biologiques, montre qu'il ne faut pas procédéder à ces extractions".






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