Loïg Chesnais-Girard soutient le maire de Callac. "Ce n’est pas en se recroquevillant sur nous même que nous trouverons des solutions"

Le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard apporte son soutien au maire de Callac. Le 11 janvier, Jean-Yves Rolland a annoncé, la mort dans l’âme, qu’il renonçait à son projet d’accueil de migrants sur la commune.

"Je le vis forcément mal", exprime Loïg Chesnais-Girard. Le Président de la Région Bretagne a suivi de près le dossier Callac. Le projet Horizon devait permettre d’accueillir des personnes reconnues comme réfugiées par l'Etat et bénéficiant d'une autorisation de séjour de longue durée sur le territoire français de venir s'installer dans la petite ville des Côtes d'Armor.

La commune de 2 200 habitants, située entre Guingamp et Carhaix, espérait bénéficier de ces nouveaux arrivants pour redynamiser son bourg. Plusieurs dizaines d'emplois à pourvoir avaient été recensés.

Mais les manifestations hostiles au projet ont donc eu raison d’Horizon. Des élus de la commune ont été soumis à de multiples pressions, notamment des menaces de mort.

"Je soutiens Jean-Yves Rolland sur ce projet parce que c’était un bon projet, et je le soutiens aussi dans son renoncement parce que s’il a malheureusement décidé de renoncer, c’est parce qu’il n’était pas capable de tenir avec une pression considérable"

Loïg Chesnais-Girard

"Nous avons des extrémistes, des nationalistes qui profitent de l’occasion pour injecter le venin de la peur de l’autre", regrette Loïg Chesnais-Girard. "Des hommes et des femmes qui rejettent les valeurs d’accueil, les valeurs du vivre ensemble."

Loïg Chesnais-Girard évoque pêle-mêle, le réchauffement climatique, les bouleversements énergétiques. "Nous voyons bien que nous avons de mouvements de population qui existent et je ne nie pas le problème, comme je ne nie pas les angoisses que certains peuvent vivre dans certaines communes ou dans certains quartiers, mais la responsabilité d’un élu, la responsabilité de celles et ceux qui veulent réfléchir à l’avenir c’est d’assumer d’accueillir une partie des populations dans une commune comme Callac ou ailleurs. Il n’y a pas qu’un problème à Paris ou à Rennes."

"Ce n’est pas en nous recroquevillant, en nous refermant sur nous même que nous réussirons à trouver des solutions, affirme le président de la région. C’est complexe, mais il faut soutenir les élus locaux et les maires qui ont du courage."

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