Embarquez pour le festival No Border les 11, 12 et 13 décembre : cinq concerts à suivre depuis chez vous

A défaut de public et de salles ouvertes pour accueillir cette 10e édition du festival No Border, il reste les réseaux sociaux. L'événement brestois autour des musiques populaires du monde s'invite chez vous les 11, 12 et 13 décembre. Les 5 sessions live seront diffusées par France 3 Bretagne.

Pendant la captation vidéo du concert de Sylvain GirO et le Chant de la griffe, à la Carène à Brest
Pendant la captation vidéo du concert de Sylvain GirO et le Chant de la griffe, à la Carène à Brest © Carole Collinet-Appéré/France Télévisions

C'est en ligne et non pas en public que le festival No Border se jouera cette année. Une dixième édition singulière, sur fond de crise sanitaire qui a stoppé net le monde de la culture. Alors, cette petite lucarne, même à distance, sonne comme une bouffée d'air pour les musiciens en mal de scène. "L'édition 2020 devait notamment présenter un focus sur les musiques de Haute-Bretagne, explique Nolwenn Chaslot, du collectif Bretagne(s) World sounds, avec une trentaine de propositions artistiques, oui mais voilà...".


Cinq sessions live sur deux jours


Pas question de baisser les bras. No Border, qui bat son plein d'ordinaire, à Brest, dans le Finistère, devient donc un événement numérique : cinq artistes. Cinq sessions live qui seront diffusées les 11, 12 et 13 décembre sur les pages Facebook de France 3 Bretagne et du Festival.

 

Pour la dernière soirée, place à Lina Bellard, harpiste et chanteuse puis la création de Sylvain GirO et le Chant de la Griffe.

No Border embarqué : Lina Bellard

 

No Border embarqué : Sylvain GirO et le Chant de la Griffe

 

Et vous pouvez évidemment retrouver les autres prestations ci-dessous : Faest emmené par Faustine Audebert et Antonin Volson, Brieg Guerveno et Bèrtran Ôbrée.

 

No Border embarqué : Faest

 

No Border embarqué : Brieg Guerveno

 

No Border embarqué : Bèrtran Ôbrée


Ces concerts de trente minutes sont filmés par le réalisateur Vincent Moon à la Carène. En plan séquence. Et dans des espaces inattendus de cette salle brestoise dédiée aux musiques actuelles. Deux ou trois prises, pas plus, pour conserver la spontanéité et les conditions du live.
Les captations vidéo ont débuté ce mercredi. Depuis un couloir, à l'étage de la Carène pour Faest, le duo guitare-contrebasse composé de Faustine Audebert et Antonin Volson. Au pied de la scène pour Brieg Guerveno.
 

Faest et Brieg Guerveno dans le viseur du réalisateur Vincent Moon
Faest et Brieg Guerveno dans le viseur du réalisateur Vincent Moon © Claire Louet/France Télévisions

 

 

Heureux d'être là


Ce jeudi, c'est au tour de Sylvain GirO et son Chant de la griffe de rejoindre la Carène. Le musicien nantais, qui s'est entouré d'un choeur pour cette nouvelle création polyphonique où l'on croise entre autres la Douarneniste des Barba Loutig, Elsa Corre, se dit bien heureux d'être là. "On commence à avoir l'habitude de se prendre des coups sur la tête, confie-t-il. La situation est compliquée pour les musiciens. Il y en a certains dans mon entourage qui jettent l'éponge. Pouvoir jouer à No Border, même si ce n'est pas en public, c'est déjà ça"

Sylvain GirO a monté le Chant de la griffe cette année. Cinq voix qui explorent les musiques populaires du monde. "Je me suis entouré de chanteuses et chanteurs qui ne se connaissaient pas et qui ont en commun des pratiques de solistes, avec des timbres marqués. Habituellement, ils ne chantent pas en français. Elsa, par exemple, c'est plutôt la langue bretonne, Sébastien Spessa, lui, c'est l'occitan. Pour cette création, les chansons sont francophones".
 


No Border a vu le jour il y a dix ans. L'actuel directeur du Quartz, Matthieu Banvillet, est arrivé à Brest avec ce projet de festival autour des musiques populaires du monde. A l'époque, le chanteur et fondateur de la Kreiz Breizh Akademi Erik Marchand est en résidence au Quartz. Avec son association DROM, qui oeuvre au développement des musiques modales, l'artiste devient partie prenante de cet événement qui célèbre les sonorités d'ici et d'ailleurs. Une troisème structure, le collectif Bretagne(s) World Sounds, est créée et co-organise No Border. 

L'édition 2020, même réduite et embarquée sur les réseaux sociaux, garde cet esprit de découverte. Allez voir, allez écouter. Le voyage en vaut la peine.

 

 

 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
culture festival événements sorties et loisirs coronavirus/covid-19 confinement santé société