One Ocean Summit. "Mieux connaître les milieux marins pour mieux les protéger", c'est l'un des messages des explorateurs et navigateurs. REPLAY

Publié le Mis à jour le

Mercredi 9 février, le sommet mondial des océans s’ouvrait à Brest pour quatre jours d’évènements entre hommes politiques, scientifiques et organisations non gouvernementales. En marge du sommet, le Fonds de dotation Océanopolis Acts organisait une conférence réunissant de grands explorateurs et navigateurs pour la préservation des océans.

300 personnes sont venues à Océanopolis à Brest, écouter les expériences de spécialistes confrontés à la situation alarmante des océans. L’événement animé par Adélaïde Castier, responsable du magazine Littoral diffusé sur France 3 Bretagne, et diffusé en direct sur notre site a permis d’entendre des témoignages sur les conséquences du réchauffement et des dérèglements climatiques sur les océans.

Parmi les invités :

Monica Medina, adjointe du Secrétaire d’Etat en charge des Océans à l’ON est intervenue pour introduire la conférence.

Témoins de la dégradation des océans

Confrontés aux milieux marins dans leur quotidien, les navigateurs et explorateurs ont vus l’état des océans se déprécier.

Thomas Rouxel, skipper chevronné, navigue sur l’Océan Atlantique depuis 15 ans. Il raconte son constat lors de la Transat Jacques Vabre en 2021.

Je n'ai jamais vu autant de sargasses que l'an dernier, qui sont des algues à la surface de l'eau. Là, c'était dix jours en avance et en quantité astronomique.

Thomas Rouxel

Skipper

durée de la vidéo : 02min 59
Table ronde Oceanopolis - Thomas Rouxel ©Oceanopolis

En mer, les explorateurs sont face à une réalité frappante mais vue du ciel c’est tout autant impressionnant. Pour Jean-Loup Chrétien, célèbre spationaute, "depuis l’espace on se rend compte des grandes "cicatrices" à la surface de la planète et des débuts d’hémorragies créées par l’homme." Une dégradation qu’il a pu observer au fil de ses voyages dans l’espace. Les océans, sont pour lui "la dernière réserve capable de nous faire survivre."

Quelle mobilisation ?

Ghislain et Emmanuelle Bardout, co-fondateurs de Under The Pole, plongent sous la banquise depuis plusieurs années pour étudier les milieux et écosystèmes marins cachés sous la glace. Selon eux, "il est nécessaire de mieux connaître les milieux marins pour mieux les protéger et avoir de justes mesures de préservation."

Jean-Louis Etienne se félicite de l’implication de la jeunesse pour la sauvegarde du climat. Il estime qu’elle a des idées pour aider aux changements comportementaux mais que les solutions sont aussi technologiques et portées par la jeune génération.

Depuis 12 ans, l'imminent explorateur travaille sur le projet du Polarpod, un bateau vertical pour séjourner sur l’Océan Austral, autour de l'Antarctique. Grâce à un flotteur qui descend à 80 mètres de profondeur, le bateau reste stable et peut ainsi dériver sans être percuté par les vagues. L’expédition devrait durer trois ans et faire deux fois le tour du cercle polaire.

durée de la vidéo: 01 min 11
Table ronde Océanopolis ©Océanopolis

Pour conclure cette table ronde, les invités ont appelés chacun d’entre nous, à son échelle, à faire attention à ses comportements sur terre pour essayer de préserver les océans.

Si chacun est efficace sur sa zone d’influence, on peut y arriver.

Jean-Louis Etienne

Explorateur, Président Océanopolis Acts