VIDÉO. "On ne peut plus se loger, se nourrir, se soigner". À Brest, la précarité étudiante en augmentation

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Le reportage de Maxime Lahuppe et Manon Le Charpentier ©France3 Bretagne

Logement, inflation... Beaucoup d’étudiants ont du mal à s’en sortir. Une distribution de produits alimentaires s'est déroulée à l'université de Brest, ce mardi 10 octobre 2023. Selon une étude publiée par l’IFOP en septembre, près d’un étudiant sur deux en situation de précarité a déjà supprimé un repas par jour.

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L’heure de midi vient de sonner à l'université de Brest. Certains ont pris la direction de la cafétéria, beaucoup sont venus chercher des produits de première nécessité à la collecte organisée dans le bâtiment de la faculté des Sciences.

Les bénéficiaires sont limités à 5 produits par personne. Cela semble peu mais beaucoup y voient déjà un soutien non négligeable. "Avant, avec 100 euros, confie Alice, étudiante en dernière année de Master, je pouvais me faire plaisir, faire les courses du mois. Maintenant, je ne tiens que deux semaines. Et encore je fais des efforts".

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Logement, nourriture, soins et aussi matériel

Les étudiants ne sont pas épargnés par l’inflation. Se nourrir et se loger décemment coûtent cher, mais pas seulement. Selon les filières, beaucoup disent également avoir des frais élevés liés à certains enseignements.

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"Moi je suis en STPAS, explique Salomé. Donc il y a beaucoup de matériel à acheter, des chaussures adaptées, des gants de boxe, etc..."

"Je touche 180 euros de bourse pour 250 euros de loyer, appuie Noëlie, en licence d'Art. Alors avec en plus le matériel d’art, ça commence à être compliqué".

Une collecte par mois

Ces collectes doivent être organisées de plus en plus souvent pour faire faire face à une demande qui ne cesse d’augmenter. À Brest, environ 300 étudiants s'y rendent tous les mois. 

"Les étudiants ont dû attendre plus d’une demi-heure pour obtenir 5 produits de base, s'exclame Clara Vanez, étudiante en Psychologie et militante à l'Union pirate. On ne peut plus se loger, on ne peut plus se nourrir, on ne peut plus se soigner".

L’union étudiante mène aussi une enquête nationale pour évaluer le mal logement des étudiants.

(Avec Maxime Lahuppe)