VIDÉO. Séries, longs métrages, animation... Pourquoi la Bretagne est-elle une terre de cinéma

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Le reportage de Lara Dolan et Karine Hannedouche ©France 3 Bretagne

La Bretagne séduit de plus en plus les projets cinématographiques, on peut le vérifier au festival de Cannes. 2023 fut même l'année des records, selon Bretagne Cinéma, avec 808 jours de tournage sur le territoire. On vous explique pourquoi la région est en haut de l'affiche.

Hors saison de Stéphane Brizé, qui a pour cadre Arzon et Quiberon, Déter, la série de France Télévisions, qui a posé ses caméras à Etrelles, près de Vitré et raconte le quotidien de jeunes en formation dans un lycée agricole, ou encore Rien à perdre de Delphine Deloget (et avec Virginie Effira) tourné à Brest, Saint-Renan et Lesneven... La Bretagne confirme son statut de terre d'accueil pour le cinéma.

Plus de 808 jours de tournage en 2023

Que les films soient longs, courts, d'animation, d'époque, contemporains, la région a servi de décor naturel à une quarantaine de projets en 2023, soit plus de 808 jours de tournage de fiction. Avec une mention spéciale pour le Morbihan, l'Ille-et-Vilaine et le Finistère qui séduisent davantage les réalisateurs.

Même si, comme l'explique Romain Rollant, délégué à la culture à la mairie de Saint-Brieuc, les Côtes-d'Armor parviennent à tirer leur épingle du jeu.

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La cité briochine "reçoit une dizaine de demandes de tournages chaque année, relève-t-il. Ici, on peut jouer sur des ambiances différentes. On a le littoral, un aspect médiéval, un autre plus urbain, résidentiel. Et on est à 2h15 de Paris". Une séquence du film Goliath a, par exemple, été tournée dans une ancienne clinique de radiologie de Saint-Brieuc.

La Région Bretagne a subventionné une centaine de projets en 2023, via un fonds d'aide à la création cinématographique de 4,1 millions d'euros. Un coup de pouce financier soumis à quelques règles. "Il y a des critères d'attribution, rappelle Béatrice Macé, vice-présidente du Conseil régional en charge de la culture. Parmi ces critères, il y a une contrepartie sociale, c'est-à-dire employer des techniciens bretons, avoir des prestataires bretons ou tourner en Bretagne".

Une filière structurée

"2023, l'année de tous les records, selon Bretagne Cinéma, organisme qui assure le lien entre la Région et les projets cinématographiques, qui témoigne du dynamisme du secteur. Les tournages significatifs se situent du côté des séries, comme Déter ou Brocéliande".

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La filière bretonne s'est structurée. "Elle est reconnue par tous, assure Bretagne Cinéma, avec plus de 870 professionnels référencés et 120 prestataires capables de travailler sur un film".

Une trentaine de longs métrages de fiction ou d'animation sont ainsi arrivés (et vont arriver) sur les écrans en 2024. Maria de Jessica Palud, en compétition au Festival de Cannes, sortira le 19 juin. Ce film a été tourné en partie à Rennes.

(Avec Lara Dolan)

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