300 personnes manifestent leur soutien aux défenseurs de l'hôpital de Carhaix convoqués en garde à vue

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies ce mercredi 22 mai à Quimper pour apporter leur soutien aux militants syndicaux qui sont convoqués par la police, pour avoir envahi les locaux de l'Agence régional de santé (ARS) en septembre dernier. L'affaire s'était déroulée dans un contexte très tendu aux urgences de Carhaix.

Les gardes à vue des militants syndicaux qui ont envahi les locaux de l'Agence régionale de Santé de Quimper en septembre 2023 s'enchaînent depuis mi-mai... tout comme les manifestations de soutien. 

Ce mercredi 22 mai, près de 300 usagers de l'hôpital de Carhaix, habitants finistériens et syndicalistes se sont rassemblés à Quimper pour soutenir les militants convoqués par les policiers, comme le relate Radio France. 

La CGT et la CFDT demandent notamment l'arrêt des poursuites judiciaires à l'encontre militants, qui se sentent "salis, comme si on était des criminelles" confiait au micro de France Bleu Caroline Tromeur. La secrétaire générale de le CGT de Carhaix avait pénétré avec une dizaine d'autres personnes dans les locaux de l'ARS de Quimper le 14 septembre pour protester contre la fermeture des urgences de Carhaix. 

Ces défenseurs de l'hôpital de Carhaix avaient occupé les lieux en s'installant dans une salle de réunion et en retenant des représentants de la direction, pour réclamer la réouverture des urgences 7 jours sur 7, 24h/24.

"En position d'accusés, alors que nous sommes victimes"

Après cette action, les militants avaient tous reçu fin avril une convocation pour une audition sous le régime de la garde à vue pour séquestration et violences en réunion. "C'est très lourd comme courrier. Ça remue un peu" assurait l'un d'eux, Matthieu Guillemot.

Dans un contexte où la situation de l'hôpital de Carhaix, seul établissement dans un bassin de population de 80 000 habitants, est dramatique, le maire de la ville avait apporté son soutien aux militants.

"Aujourd’hui, nos urgences sont fermées 24 h sur 24, 7 jours sur 7, déplore Christian Troadec. Les gens sont contraints d’aller à Morlaix, à Brest ou à Quimper. On nous prend pour des cons, voire, pire encore, on nous laisse pour des cons. On se retrouve en position d’accusés alors que nous sommes victimes".

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