Crise agricole. Deux groupes bretons pourraient être sanctionnés pour non-respect de la loi Egalim

Gabriel Attal l'a annoncé ce vendredi 26 janvier : "trois sanctions très lourdes" pourraient être prononcées contre des entreprises qui ne respectent la loi Egalim. Selon les informations de nos confrères de BFMTV, il s'agirait de deux groupes bretons : deux filiales du groupe Bigard et la Laiterie de Saint-Malo. Pourtant, cette dernière "réfute les rumeurs de sanctions" dans un communiqué.

Ce sont des lois qui devaient donner aux agriculteurs une meilleure rémunération en les protégeant dans le cadre des négociations avec les industriels et les supermarchés. Les lois Egalim 1 en 2018, Egalim 2 en 2021 et la loi Descrozaille en 2023 devaient permettre, entre autres, de prendre réellement en compte les coûts de production des agriculteurs ou encore de rendre illégales les négociations sur le coût des matières premières agricoles. 

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Mais six ans après la promulgation de la première loi, le compte n'y est toujours pas. À tel point que le respect de ces lois est devenu l'une des principales revendications des agriculteurs mobilisés cette semaine. 

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Message parfaitement reçu par le gouvernement. Ce vendredi 26 janvier, le Premier ministre Gabriel Attal a promis de "faire respecter partout" ces lois Egalim en renforçant les contrôles, en mettant une "pression maximale" dans les négociations commerciales.  Il a surtout promis "trois sanctions très lourdes" contre des entreprises qui ne respectent pas la loi.

Selon nos confrères de BFMTV, il s'agit de deux groupes bretons : deux filiales du Groupe Bigard et la Laiterie de Saint-Malo. Les deux entreprises démentent cette information :

N’ayant jamais été informée d’un tel projet de sanctions, la Direction considère cette rumeur sans fondements et regrette fortement que cette fausse information, très préjudiciable à l’excellente réputation de notre laiterie familiale et historique, ait pu faire l’objet d’une telle diffusion.

Direction de la Laiterie de Saint-Malo

Le groupe Bigard dénonce lui aussi dans un communiqué le préjudice subit par la diffusion de cette information :  

Elle remet en cause le travail de nos équipes, attachées à entretenir des relations constructives avec les éleveurs depuis de nombreuses années, dans un cadre réglementaire complexe et régulièrement contrôlé.

Direction du groupe Bigard

L'entreprise assure apporter son soutien au mouvement des agriculteurs, "en particulier aux éleveurs, nos premiers partenaires."

La Laiterie de Saint-Malo rappelle également que "dès la promulgation de la loi Egalim, une formule de prix, intégrant notamment les coûts de production du lait, conformément à la loi, a été mise en place entre les organisations de producteurs et la Laiterie."

Contacté ce samedi 27 janvier, le service communication du Premier ministre refuse quant à lui de confirmer ou de démentir cette information. Il refuse également d'indiquer si les entreprises pointées du doigt par Gabriel Attal ont déjà été averties ou non des sanctions à venir.

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