Après le marché, glaner pour ne pas gaspiller les denrées alimentaires

Le stand des glaneurs ouvre son étal tous les samedis vers 14 h après le marché place des Lices à Rennes / © M. Villaverde - France 3 Bretagne
Le stand des glaneurs ouvre son étal tous les samedis vers 14 h après le marché place des Lices à Rennes / © M. Villaverde - France 3 Bretagne

Les Glaneurs Rennais entament leur troisième année d'existence. Tous les samedis, après le marché place des Lices, ils font la tournée des étals pour récupérer les invendus qu'ils redistribuent ensuite, pour éviter le gaspillage. 

Par E.C

"C'est pas forcément des fruits et des légumes parfaits, ils ont parfois quelques jours et nous on les récupère". Après chaque marché le samedi matin, place des Lices à Rennes, c'est le même rituel pour les bénévoles des Glaneurs Rennais. Ils passent de stands en stands, pour collecter des denrées que les clients n'ont pas voulu ou que les commerçants peuvent leur laisser. Certains d'entre eux sont devenus des partenaires.

L'association existe depuis plus de deux ans et veut lutter contre le gaspillage alimentaire. La collecte a pu atteindre des quantités impressionnantes, jusqu'à 400 kilos pour le record des Glaneurs. La moyenne hebdomadaire tourne sinon entre 150 et 250 kilos. 

L'idée c'est de pouvoir proposer aux commerçants une solution pour éviter le gaspillage tout en proposant des solutions aux personnes en situation de précarité alimentaire, ou sensibles au gaspillage. (Simon Michel, co-fondateur des Glaneurs Rennais)

A 14 h, la distribution commence sur leur propre étal, avec des fruits et légumes, parfois des produits frais comme du fromage, du pain. Les commerçants impliqués donnent des indications sur leurs produits, parfois même pour les cuisiner. Louis est maraîcher, il y voit "une forme d'aide en fonction de nos possibilités" et ajoute "cela permet à des gens de s'alimenter, qui ont peu de moyens, en produits frais." 
 


"La gratuité de l'action a forcément un caractère social"


Simon rappelle qu'au départ, l'ambition des Glaneurs était surtout environnementale avant de devenir, par la force des choses, sociale car l'action se veut gratuite. Une centaine de personnes vient se servir tous les samedis. 

"Des petits bras et de l'envie permettent de maintenir l'activité". L'organisation des Glaneurs repose sur la flexibilité. "Du côté des bénévoles, on ne demande pas d'inscriptions au préalable, parfois on est deux, parfois on est quinze. Il y a toujours des tâches à faire."  Simon donne rendez-vous à ceux qui le souhaitent, le samedi, à 12 h 30 au bistro le Gazoline.

 

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