Trans Musicales : une 41ème édition et des sonorités sans frontières

Le groupe Songø avec la chanteuse Sud-Africaine Sisanda Myataza, Yoann Minkoff et Mael (Loeiz) Danion et et le batteur, multi-instrumentiste Burkinabé Petit Piment à l'affiche des Trans Musicales / © DR
Le groupe Songø avec la chanteuse Sud-Africaine Sisanda Myataza, Yoann Minkoff et Mael (Loeiz) Danion et et le batteur, multi-instrumentiste Burkinabé Petit Piment à l'affiche des Trans Musicales / © DR

Les Trans Musicales auront lieu à Rennes du 4 au 8 décembre. La programmation fera la part belle au hip-hop et au reggae, en privilégiant comme toujours les mélanges inattendus. Cette édition sera dédiée à Philippe Pascal, chanteur du groupe Marquis de Sade récemment décédé. 

Par E.C

48 pays représentés, une vingtaine de langues, les 41èmes Trans Musicales promettent encore une large diversité. Le festival a annoncé sa programmation. Cette édition sera dédiée au chanteur Philippe Pascal, du groupe Marquis de Sade, décédé la semaine dernière. Marquis de Sade avait notamment joué lors des débuts des Trans, en 1979. "Philippe, c'est quelqu'un qu'on connaît bien. Pour nous, c'était l'emblème de Rennes, c'est lui qui a porté le rock rennais." souligne Jean-Louis Brossard, directeur artistique des Trans.


Etienne, Etienne, Etienne


La programmation 2019 verra une forte présence de groove avec des sonorités jazz, R&B, soul et funk. Comme souvent peu de noms connus, sauf celui d'Etienne Daho dont le concert affiche déjà complet. Les billet se sont envolés en dix minutes. L'artiste était aussi de la partie en 1979. "Sa première fois était également la nôtre" relèvent les organisateurs. Ce sera sa troisième participation aux Trans. 


La part belle au hip hop 


Le hip hop sera largement représenté, avec au moins sept langues différentes et de nombreux courants identifiés (boom bap, trap, électro, cloud rap, afro, expérimental, latino et même un rap proche de la chanson). 
 

Autre percée, celle du reggae et pas forcément celui qu'on attend, avec des confrontations étranges : avec du punk anglais, de la pop californienne ou encore de la bossa nova. 
 

Le festivalier pourra s'agiter sur les musiques électroniques et sur des rythmes syncopés post-industriels du début des années 1980 tels que l’électro futuriste de Detroit ou l’electronic body music européenne. 
 

Place aussi aux musiques africaines, avec des innovations locales permanentes mais aussi grâce aux héritages musicaux disséminés dans les Caraïbes et sur le continent américain. À noter la présence du groupe Minyo Crusaders. 
 


Lous and the Yakusa, la création à découvrir à l'Aire Libre


Comme chaque année, un artiste se laisse découvrir à l'occasion d'une création. Cinq représentations sont prévues pour Lous and the Yakusa, avec un groupe spécialement monté pour l'événement. La chanteuse de 23 ans aborde des sujets difficiles comme les violences faites aux femmes. "Une artiste née au Congo, qui a vécu au Rwanda et maintenant en Belgique" raconte Jean-Louis Brossard. 
 

 

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